coup de cafard...

coup de cafard...
A toi Julie, mon amie, ma s½ur de c½ur. J'ai envie de t'écrire aujourd'hui, peut-être parce que le temps est gris et le moral pas terrible. Les langues se délient après deux ans. Trop de souffrances cachées, personne à qui en parler. Je garde ça pour moi et je craque. Je pense que ce blog en ton hommage ma JU, où Pascale, ton adorable maman exprime ses sentiments, cette rage de vivre, ce courage incroyable pour survivre après ton départ, elle si attachée à toi, va me permettre de soulager un petit peu tout ça. Comme une de nos amies en commun, je pense, j'ai envie de te parler. Moi aussi, je me souviens de ce samedi 5 mai, un coup de téléphone d'une de nos amies en pleurs. Ces paroles étaient inaudibles, tellement elle pleurait en me disant : « Julie est morte, elle s'est tuée à cheval ». Comment croire à cela, comment croire, nous qui avions 17 ans, pleines de projets, appartement à Paris en vue, vacances au bout du monde, des rêves de notre âge. Nous croyant invincibles, immortelles que nous ne te reverrions plus. Surtout toi JU, cette fille unique, merveilleuse, toujours joyeuse, pleine d'entrain, toi jolie Julie, notre JU... Nous t'attendions pour la fête du lycée, cette soirée où comme d'habitude, tu aurais éclairé de ton sourire, ton humour, ta soif de vie, celle-ci. Ton portable ne répondait pas ce samedi. Je t'avais appelé toute l'après-midi, pour t'entendre, t'entendre me dire que c'était une erreur. En vain, personne au bout du fil...et pour cause..Oh JU, qu'as tu-fait, ma belle, pourquoi toi ??? J'en pleure à y penser. Mes larmes coulent sur mon clavier, je ne peux m'arrêter. J'ai besoin d'évacuer, de sortir ce torrent d'émotion qui me bloque le ventre depuis deux ans. Deux ans déjà, et pourtant j'ai l'impression que c'est hier. Je me souviens encore de ce cri que j'ai poussé, perdue, hébétée, non pas toi, pas toi !!!
Je me suis sentie partir, j'avais envie de te rejoindre, te serrer dans mes bras et te dire : « non, Julie, NON, reste avec nous, j'ai besoin de toi. »....

Julie, je ne peux me résoudre à ta mort. Je ne peux pas aller me recueillir sur ta tombe, car tu n'y es pas. Pour moi, tu es encore là, partie à l'étranger et je t'attend. J'attend un appel de toi, je ne veux pas croire à ta mort. Depuis ce samedi 5 mai, je vis dans l'espoir d'un coup de fil, un texto sur mon portable. Une de tes surprises, de tes blagues à « deux balles », toi le boulet que tu nous faisais en arrivant à l'improviste dans une fête, alors que nous ne t'attendions pas. Ton sourire me manque, ton rire ma JU, si tu savais comme je l'entends dans mes oreilles. Ces fous rire en classe avec un certain prof d'anglais qui t'en a fait baver, ma pauvre JU. Toi qui faisais tant d'efforts pour y arriver. Il te haïssait, je ne sais pas pourquoi, mais cela te peinait. Un jour, il t'a dit en anglais une phrase méchante. Comme d'habitude, tu as dit : yes, yes, alors que tu ne comprenais pas un mot de ce qu'il te disait. Tu m'as demandé de traduire et je t'ai dit : « laisse tomber, c'est un c.. », tellement c'était odieux ce qu'il te disait.
Depuis la vie n'est plus la même sans toi. Nous avons apprivoisé la douleur, mais pas ton absence. La tristesse est permanente malgré nos fêtes que nous continuons sans toi. Mais elles n'ont plus la même saveur. Une place manque. Nous n'osons parler de toi, car nous savons que le fait de prononcer ton prénom va susciter des larmes et beaucoup d'émotion. Alors, il y a des silences et nous savons pourquoi. Nous avons grandi un peu vite,... depuis.
Dis- moi ma Ju si là-haut c'est le paradis comme on dit, car ici, c'est l'enfer sans toi.
Je t'aime et pas un seul instant, je ne pense pas à toi. Tu es partout avec moi. Je t'emmène visiter dans mon c½ur Paris, Rio ou New-York, ce que nous devions faire ensemble. Je le ferai pour toi, ma belle.
Continue à me soutenir quand je ne vais pas bien. De penser à toi, m'aide à avancer. Tant pis, si on me prend pour une folle, mais après tout, nous étions tous fous d'amour pour toi. Comment peut-on un instant t'oublier. JAMAIS. Quand il fait beau et que le ciel est bleu, je me plonge dans tes yeux. Ce bleu si profond, si sincère, si, si....
Tu me manques, tu nous manques. A bientôt, là-haut. Garde-nous une petite place près de toi, pour recommencer nos bêtises. Ce n'est qu'une question de temps...

I love ma JUJU.


# Posté le lundi 27 juillet 2009 15:08

Modifié le lundi 27 juillet 2009 15:38

Tant de temps...

Tant de temps...
Salut ma juju

Combien de temps que je ne t'ai pas écrit ? Des mois ... Comment décrire, trouver les mots pour exprimer ce que je ressens ? Je ne sais pas, mais je vais essayer de le faire dans cet article.
Certains pensent qu'il est malsain d'écrire sur ce blog, plus de deux ans après, je ne sais pas ce qu'en dirait un psy mais je sais que pour moi c'est une façon de te rendre hommage, de montrer à ces internautes qui était Julie Silly.
Tu étais une soeur, une amie, une confidente,un boulet parfois, une camarade de classe de la maternelle au lycée.
J'ai relu les premiers articles du blog, je les trouve tellement touchants. Le choc des premiers jour, ton absence durant les épreuves du bac, cette chaise vide. Notre bac ma juju, qu'on voulait tellement, qu'on devait feter ensemble ... Absente mais tellement présente dans nos esprits. Je revois les visage de tes amis, de tes camarades de classe, de ces gens qui ne te connaissaient pas mais qui étaient tellement touchés.
Je me vois traverser cette cour, entourée mais tellement seule...Cette minute de silence qui m'a paru interminable. Un mauvais rêve. Les larmes de tes amis, de tes anciens copains, de tes professeurs.
J'aurais aimé me réveiller ce dimanche matin et recevoir un appel de toi " Tout va bien, c'est une blague tout ca".
Comment accepter l'impossible ? A 17 ans.Je ne l'ai toujours pas accepté. La douleur est bien présente mais je l'ai apprivoisé. Je sais aujourd'hui que tout est écrit, il m'est arrivé de drôle de choses depuis le 5 mai 2007, des bonnes mais aussi des mauvaises, je suis mon chemin, je sais que tu es la, pas loin, prête à m'envoyer un signe quand rien ne va comme aujourd'hui. Toi qui a toujours été la pour moi, j'aurais tellement aimé etre la pour toi ce 5 mai 2007, te serrer dans mes bras une dernière fois...On se retrouvera ma Juju, un jour j'en suis sur, je te serrerai dans mes bras. En attendant je vais profiter de chaque minute, comme tu savais si bien le faire.
Je t'embrasse ou que tu sois ...

# Posté le samedi 25 juillet 2009 12:24

SANS TOI

La douleur met du temps à s'apprivoiser....
Bisous

Il faudra que le temps me pardonne
Qu'il éteigne l'ombre et le froid
Le silence et surtout qu'il me donne
L'envie de poursuivre sans toi

Il faudra que le temps me répare
Qu'il m'apprenne au moins cette fois
La patience et la force de croire
À tant de choses que je ne suis pas

{Refrain:}
Sans toi
Un souffle une étincelle
Sans toi
Que ma vie se rebelle
Sans toi
Redessiner mon ciel
Sans toi
Enfin devenir celle
Sans toi
Du fond de mes colères
Sans toi
Bien plus qu'une prière
Sans toi
Franchir d'autres frontières
Sans toi
Et passer des rivières

Il faudra que le temps me délivre
De nos secrets, de nos serments
Qu'il m'enseigne du fond de ses livres
Où dérivent les sentiments

Il faudra que le temps se souvienne
De nos regards et de nos voix
Simplement pour qu'un jour ils reviennent
Par le sourire d'un autre que toi

Sans toi
Du fond de mes colères
Sans toi
Bien plus qu'une prière
Sans toi
Franchir d'autres frontières
Sans toi
Et passer des rivières

Même si l'amour me blesse
Me fais si mal chaque fois
Oh ! même si l'amour me blesse
Je veux vivre et aimer chaque fois
Tout comme la première fois

{au Refrain}

Sans toi {x5}





KATHY

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 15:52

ENCORE MERCI

ENCORE MERCI
Merci ma JULIE, toi seule, où que tu sois, pouvais nous réunir pour cette date si particulière du 15 juillet 2009 et encore plus le jour de tes vingt ans.
Nous avions prévu avec Guillaume et Audrey le week-end précédent d'organiser une petite fête en ton hommage, surtout tes vingt ans.
Je savais à peu près combien nous serions, entre mes amis et vous, mais jamais, un instant, je pensais que tu allais contacter tous tes amis. Le tam-tam parisien a bien fonctionné.
J'avais dit de venir vers 19 h00 et petit à petit, tes amis sont arrivés.
Quelle a été mon émotion d'en revoir certain que je n'avais pas vu depuis pratiquement ton décès.
Je pense particulièrement à ton dernier petit ami, avec lequel tu semblais si heureuse depuis un certain temps. Tes heures de conduite passées chez lui, alors que je te croyais au code. Toi qui allais au code au moins trois fois par semaine et deux heures de suite, cela me semblait étrange, mais pourquoi pas !!! Et pourtant, quand tu as échoué, tu m'as envoyé un texto, le seul que j'ai pu garder : « Encore un échec parmi tant d'autres... ». Je t'ai récupérée à la descente du car en pleurs et nous sommes allées te consoler en déjeunant au chinois en tête à tête. Je t'ai rassurée, en te disant qu'il n'y avait rien de grave à cela et j'ai retrouvé ton sourire. Tu m'as parlé de Charles et de ce que tu vivais actuellement. Je te sentais épanouie, heureuse...Trois jours après, tu nous quittais.
En tout cas, merci ma belle de nous avoir réunis hier soir. Même si tu n'étais pas là, ta présence était près de nous. Pas un instant, je t'ai sentie absente. L'ambiance était rieuse, enjouée comme tu l'aurais aimée. Tu as même poussé Paul à venir. Quel plaisir de les voir tous ensemble autour de nous, de toi en ce jour si particulier. Tu avais pour une fois mélangé, adultes, cavaliers et tes amis d'enfance et du lycée. Un panel superbe de diversité. Nous étions bien une bonne vingtaine. Les plus courageuses ont piqué une tête dans la piscine à 1h00 du matin et je pense que tu n'aurais pas été la dernière à faire la folle avec elles.
Dans ce drame de perdre un enfant, un être cher, la chair de notre chair, il y a des instants de bonheur, où la vie vaut d'être vécue. Car ces moments magiques, infimes nous donnent l'espoir de retrouver, un jour le goût et l'envie de rire et de vivre de nouveau. Des moments de partage précieux, inestimables, irremplaçables.

J'ai quand même versé ma petite larme lors du gâteau d'anniversaire. J'ai soufflé à ta place quelques bougies sur un gâteau et comme toi, j'en ai loupé la moitié, on se retrouve dans notre maladresse !!
Quand même, ma Julie, comme dit JVB dans un des commentaires : D'où venais-tu petite JULIE ? D'une autre planète ? D'un autre monde ? Pour attirer autant de personne autour de toi.
Je me pose cette question. D'où venais-tu, en effet..

Ton papa a écrit un beau texte sur toi. Ta magie, ton mystère, ta lumière. Pour toi, ma belle :

« Tant que nous vivrons elle vivra, son visage si lumineux sera toujours présent à mon réveil. C'est grâce à ce sourire, cette lumière pleine de malice, cette vie si présente qu'elle se trouve encore à nos cotés. Il y a quelque chose de magique dans le peu de temps qu'elle a vécu à nos cotés, ainsi qu'a tous ses amis, ses flirts, ses amours .Personne ne l'oubliera parce qu'elle était différente, rayonnante, débordante, calme et stressée à la fois. Tout était, et rien n'était important, sa joie remportait bien souvent sur ses tristesses, c'était aussi sa force .Curieuse petite bonne femme que je ne comprenais pas toujours très bien, qui m'a donné bien des leçons sur la vie en général. Moi le « mec » avec un vécu, une morale, des certitudes. Bien des fois elle m'a tout remis en question. Aujourd'hui j'essaye d'être un autre, plus présent sur la vie, celle qui passe chaque jour, celle qui nous construit ou nous détruit, Je ne m'y prends pas toujours très bien, et j'aimerais qu'elle soit encore là pour manifester sa position, qui d'ailleurs était rarement de mon coté, mais avait au moins, l'avantage de me faire réfléchir.
20 Ans que Julie n'aura jamais, maintenant toute l'éternité lui appartient, toute notre vie aussi lui appartient, c'est à nous de réussir ce dernier parcours, car nous sommes reliés par ce fil magique, la pensée et le passé. »


Merci à tous et à toutes pour vos messages, textos, mails. Merci à vous, mes s½urs, je pense à vous.
Chaque fois, je suis très touchée par cet élan de solidarité et d'amour.
Tout cela me donne le courage de me battre, car sinon à quoi servirait l'amour, sinon avancer et continuer sa route malgré les douleurs, les souffrances. C'est notre nourriture, notre chemin dans cette vie.
J'ai l'espoir qu'au bout du tunnel, la lumière est là...
PASCALE

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 07:28

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 02:28

Pour tes 20 ans,

Aujourd'hui 15 juillet 2009, une date difficile et pourtant sans intérêt pour certain. Un jour, un samedi à 23h08, il y a vingt ans tu naissais à la clinique de Longjumeau. Comme à ton habitude tu étais pressée d'arriver. Tu avais déjà cette envie folle de profiter de la vie pleinement. Et pas un instant durant ces dix sept années passées avec nous, tu n'as refusé aucune demande de partir avec tes amis, te faire plaisir, profiter de chaque instant comme si c'était le dernier.
Aujourd'hui, nous ne fêterons pas cette décennie, vingt ans, un bel âge, plein d'espoir qui t'attendait.
Ou serais-tu en ce moment si tu étais vivante ? Serais-tu parmi nous pour fêter ton anniversaire, ou partie à l'autre bout du monde ou peut-être sur un voilier comme les dernières années de ta vie. Avec des « SI », on peut refaire le monde. Mais il y a des « Si » qui font mal. On s'illusionne, on fait comme « SI ».
Il paraît que tous les parents font un transfert sur ces enfants (parole de psy !!). Je ne pense pas que cet amour inconditionnel que nous éprouvons pour vous, nos enfants soit un transfert. C'est simplement de l'amour, un amour authentique, un amour pur. Cet amour que nous recherchons tout au long de notre vie. Une séparation modifie le vécu quotidien de ce sentiment, il l'atrophie, mais le supprime pas. La mort fait de même, avec une cruauté sèche. La mort nous laisse l'amour et l'absence, l'amour et l'impossibilité de le vivre. On ne se console jamais, on s'habitue juste au chagrin.
On aime celui qui répond à notre question « Qui suis-je ? ». Et je pense que cet amour qui nous unissait au-delà de tout, était sûrement que toi, ma JULIE tu étais la seule personne à me connaître. Tu savais qui j'étais. Ce sens de la dérision face à mes angoisses de te perdre, qui m'obsédaient. Tu savais en jouer. Nous en rigolions ensemble.
Merci mon amour, mon grand amour. Merci de nous être trouvées. Merci à toi, ma JULIE de m'avoir apporté autant de bonheur malgré la peur de te perdre qui me rongeait. Grâce à toi, j'ai eu mille vies, mille espérances, dans l'espoir de te rendre heureuse. Tu es toujours aussi présente, bien plus qu'avant, tu es en moi, de la façon la plus abstraite, la plus intime, la plus permanente, tu es là.
Tu es cette jeune femme que je tiens au chaud, mon amour de fille, comme si toute vie nous devait ça, comme si toute vie offrait la résolution du partage total, de l'harmonie, de la fusion. Mon c½ur, je te regarde. Ton c½ur pur, je le vois. Je le contemple sur ton visage. Je voudrais qu'un moment tu sois en moi, pour voir ta beauté par mes yeux. Sentir comme elle me déchire de douceur. Il n'y a plus personne. Quand je te regarde, personne ne te ressemble. Tu étais unique. Toi seule avais ce sourire qui ensorcelait. Tu savais charmer ton monde. Et ce rire, ce rire qui raisonnait, qui nous enchantait. J'ai un trou noir dans ma mémoire depuis deux ans. Je ne trouve pas l'accès à ces années heureuses que nous avons partagées. Je me le reproche, sans comprendre que mon esprit a tout simplement inventé une stratégie pour ne pas souffrir. Il veut me convaincre qu'au fond de moi, je n'ai rien perdu.
C'est compter sans le cheval, des morceaux de musiques que nous aimions, des photos de toi.
Comme nous avions partagé tant de choses ensemble, parfois ces moments-là, par surprise, me rapportent notre passé intact. Je sombre alors dans des crises de larmes. Du malheur brut. Compact. Abyssal.
A partir de là, j'ai ouvert les bras au chagrin et décidé que je vivrais avec lui jusqu'à mon dernier souffle. Tant pis si les jours sont plus lourds, cela donne son vrai prix à la légèreté et l'humour, tant pis si mon rire se dessine sur un visage mélancolique, j'ai consenti non seulement au destin, mais au tragique et à l'inconfort du destin.
J'ai retrouvé une lettre touchante du 12 mai 2007 en rangeant au fur et à mesure toutes ces lettres de condoléances suite à ce tragique accident, dont certaines étaient restées cachetées.
Sur cette lettre ces quelques mots :
«... Je pense à votre adorable JULIE, jolie, souriante, attentionnée. Je suis une vieille cavalière du Moulin de la Forge et peut-être vous ne savez pas très bien qui je suis, mais je me souviens d'ELLE avec tendresse et je garderai son sourire si précieux..... » Elda Von Kerssenbrock

Et pourtant Elda, ne venait pas souvent au club. Tu as su la charmer aussi ma JU. Mais qui n'as-tu pas laissé indifférent durant 17 ans passés avec nous ?

Nous fêterons malgré tout tes vingt ans avec tes fidèles amis, si présents depuis ton départ.
Nous saurons ce soir, même si physiquement tu n'es pas là, qu'une grande place pour toi est dans le c½ur de tous. Ton rire tintinnabulera dans nos oreilles, ta beauté éclaira cette nuit sans toi.
Je t'aime JULIE, tu nous manques encore plus maintenant. Je ne sais pas pourquoi, mais ce doit-être sûrement dans le « processus » du deuil. Choc, sidération, déni, fuite, colère, révolte, culpabilité, dépression, tristesse, peur, régression....pour arriver un jour à la phase de restructuration...mais quand? Le temps nous le dira.

Bon anniversaire ma JU


Je te dédie ce poème de VICTOR HUGO, écrit pour sa fille Léopoldine décédée le 4 septembre 1843.
Celle-ci n'avait que 19 ans quand elle s'est noyée avec son mari dans la Seine.


Victor Hugo écrira : C'est ainsi que j'ai appris que la moitié de mon coeur était morte'.


Demain, dès l'aube...
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.


Je mettrai sur ta tombe un laurier rose, souvenir de vacances où les lauriers roses, rouges et blancs décoraient chacune de nos maisons.

A bientôt, belle JULIE

MAMAN

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 04:46

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 12:21