VIDEO D'ALEXANDRA

Merci Alexandra pour cette vidéo faite en hommage à Julie. Ce sont toujours les mêmes mots que j'emploie, mais peu importe. C'est le sens que nous leur donnons qui est important. Alors un simple mot, mais si symbolique: MERCI à toi pour ce temps passé pour honorer la mémoire de JULIE. Je suis toujours très émue de revoir toutes ces photos de cette jeune fille, jeune femme si pétillante et pleine de vie qu'elle était, ma fille..

"Bonsoir Pascale,
Je me permets de vous envoyer un mail, car cet après-midi, j'ai créé une vidéo en hommage à Julie. Ça faisait longtemps que j'avais envie d'en faire une, et je me suis lancée. J'ai un peu lutté avec le logiciel mais j'y suis quand même arrivée. J'ai choisi comme chanson qui accompagne les photos, celle de Grégoire "Ta main", une chanson qui me fait beaucoup penser à Julie à chaque fois que je l'entends. Je me souviens aussi que vous l'avez mise sur le blog. Le choix des photos fut difficile car elles sont toutes magnifiques.
Pendant quelques heures, j'ai été plongée dans les yeux bleus de votre Ju ainsi que son sourire. Et en regardant la vidéo, j'ai versé des larmes, l'émotion était tellement forte, je n'arrive toujours pas à croire qui lui est arrivée cet accident, j'ai l'impression de l'avoir connue. J'aurais tellement aimé connaitre Julie. Des amies comme elle se font rares maintenant. J'ai montré cette vidéo à ma mère et tout de suite, elle m'a dit "Elle a vraiment des beaux yeux!" et elle aussi l'émotion l'a envahit. Julie Silly, un petit bout de femme exceptionnel, qui a laissé beaucoup d'amour sur terre. Je vous soutiendrai toujours Pascale, le temps qu'il faudra. Votre histoire m'a touchée au plus profond de mon c½ur. Je pense souvent à Julie, tout le temps, tous les jours. Si un jour j'ai la chance de croiser votre chemin, je ne saurai pas quoi vous dire, je serai tellement intimidée par vous... Mais en même temps j'aurai l'envie de vous serrer dans mes bras, pour vous dire à quel point vous êtes EXTRAORDINAIRE !! Julie doit vraiment être fière de vous sur son petit nuage !! Je vous embrasse Pascale, je vous laisse le lien pour que vous puissiez aller voir la vidéo :
. Je pense bien fort a vous

"Bonjour Pascale,
Je suis très contente que ma vidéo vous ait plu, je l'ai faite avec tout mon amour, toute l'émotion que j'ai pour vous. Moi aussi le matin je regarde W9 et quand je vois la chanson de Grégoire, je pense aussitôt à vous et à Julie. Une fois, au moment même ou je pensais à Julie la chanson est arrivée, un sourire a envahit mon visage. Je comprends qu'elle manque à tout le monde, ce sourire, ce sens de l'humour, cette joie de vivre, personne ne peut l'oublier. Si seulement tout le monde pouvait être comme elle, il n'y aurait pas tout ce qu'on voit maintenant, tout ces drames qui viennent changer le monde, toutes ces guerres pour rien. Ce serait un monde heureux. Même moi qui n'aie pas connue Julie, son histoire m'a vraiment touchée, il n'y a pas une journée où je ne vais pas voir le blog de JULIE. Julie est devenue mon exemple, elle est tout ce que je rêve de devenir : une grande cavalière, une fille qui fait rire tout le monde, une fille exceptionnelle. C'est votre ange gardien, elle vit à travers vous, c'est pour cela que le blog est devenue un livre d'amour. Son visage est dans ma tête avec ses beaux yeux bleus azur, elle est vraiment magnifique, combien de fois j'ai regardé la vidéo que je vous ai faite, et je me disais "Qu'est ce qu'elle est belle !!"
Je pourrais parler d'elle des heures. Votre mail m'a fait chaud au c½ur, je vous remercie Pascale. Vous avez les mots pour nous toucher, nous donner le sourire. Vous êtes exceptionnelle !! Je vous admire beaucoup Alain et vous, vous êtes des parents très courageux. Je vous envoie tout mon soutien et vous envoie pleins de bisous."
Alexandra"

pour toi, belle JULIE ...


# Posté le lundi 14 septembre 2009 15:27

Je t'aime

Je t'aime
Juste pour le plaisir de t'admirer. Pour le plaisir que l'on t'admire pour cette expression de beauté intérieure que tu dégageais. Comment ne pas t'oublier ma JU. Tu resteras éternellement dans mon coeur pour la vie à la mort..Tu es belle, magnifique, je ne cesse de penser à toi, à nos rires, à nos pleurs. Ces souvenirs m'assaillent la nuit quand je ne dors pas et je pense à toi....
Tu me manques..
je t'aime

# Posté le jeudi 10 septembre 2009 13:56

pour toi maman,

pour toi maman,
Ma petite maman,

C'est avec beaucoup d'émotion que ce soir dans la pénombre de la nuit, je veux t'adresser ces quelques mots. Ces mots d'amour qui emplissent mon c½ur depuis cette satanée maladie que tu as depuis quelques années. Je ne sais pas si tu as attrapé Alzheimer, mais Alzheimer nous a tous rattrapés..Pourtant, face à la dégénérescence du cerveau que provoque cette maladie la « mort blanche » comme il est dit, on se sent éminemment plus coupable, car on ne peut plus communiquer, coupable car totalement impuissant.
La mémoire, valeur universelle. C'est bien pratique, la mémoire, c'est un viatique élémentaire, qui évite de réfléchir, de se remettre en cause. Se souvenir. Avant tout, se souvenir. Point. ...Et oublier très vite. La maman est la mémoire de la famille. Elle est la gardienne de la mémoire passée. Celle qui met en place la mémoire future. Elle est un passeur. C'est parce qu'elle reste à ce point névralgique que les enfants sont libérés. Mais quand la mémoire de la mère, notre maman, la femme, s'en va, il n'y a plus d'histoire. Il n'y a plus de famille.
C'est pour ça qu'il faut que je l'écrive. Pour qu'il reste une trace de toi, maman.

Maintenant, tu ne nous reconnais plus, tu as rejoint un autre monde. Lequel, dis-moi ? Voilà un an que je ne t'avais pas serrée dans mes bras et si tu savais comme cela m'a manqué. Nos tendres câlins lors de mes chagrins, ma complice, mon amie, ma confidente. Ta douceur, ta sensibilité, nos confidences, comment oublier une maman telle que toi. Tu ne jugeais jamais, tu avais toujours les mots justes pour me remonter le moral. Ta petite fille te ressemblait tant.
Maman si tu savais ce qui m'arrive. Non, il ne vaut mieux pas. Tu aimais tant ta Julie. Elle te le rendait si bien.
« Ma petite mamie chérie », te disait-elle en te prenant dans ses bras, toi si frêle et délicate..Heureusement que ce 5 mai 2007, tu étais déjà ailleurs. Tu ne l'as pas compris. Je sais par contre que tu ne m'aurais pas abandonnée. Tu m'aurais accompagnée dans ma reconstruction. Tu aurais trouvé les mots pour me consoler et tes bras pour m'enlacer.
Oh, maman, que c'est dur, si tu savais...Tu connais ce drame, tu l'as vécu, il y a bien longtemps. Tu as toujours su rester discrète sur la perte de ton enfant, mon frère. Mais j'ai compris un jour, quand j'ai appris tardivement, étant enceinte de JULIE, qu'avant moi tu avais perdu un enfant. Tu as sorti de ton portefeuille un petit papier tout jauni, gardé précieusement, l'acte de décès de Jean-Pierre et, j'ai vu tes larmes coulées le longs de tes joues, vingt-cinq ans après.
J'ai compris maintenant, ce qu'est de perdre un enfant. On n'accepte jamais, on s'habitue au chagrin et encore, on survit pour les autres, pour soi-même. Il m'a été dit que rester dans la douleur de perdre un enfant après des années était égoïste. Je n'ai pas compris sur le moment. Je commence à saisir ce mot « égoïste » et pourtant, il m'a choquée. Je pense que nous restons accrochés à notre souffrance pour fuir la solitude, pour se sentir plus vivantes et peut-être obtenir l'attention des autres... La souffrance est un professeur de grand talent. Elle nous apprend la patience, l'humilité et l'écoute. Elle nous apprend que nous sommes en vie, et remet les choses à leur juste place. Quand nous souffrons vraiment, nous prenons conscience de la futilité de bien des affaires qui nous plongent dans les soucis et l'agitation.
Toi, tu as su être forte pour nous. Tu as gardé ton chagrin en toi. Tu n'étais pas égoïste. Tu as pensé avant tout à nous. Tu as continué ton chemin, digne, forte, seule...
Une de mes s½urs m'avait dit : « c'est du passé, arrête de penser à ça !!! ». Toi, tu n'avais pas oublié, tu vivais avec cette douleur, cette blessure en toi. Il n'y a que des personnes n'ayant pas perdu d'enfant qui peuvent tenir un discours pareil. Sommes-nous des monstres pour ne pas tenir compte de la misère du monde ?

Dans « les chroniques de la haine ordinaire » de Pierre Desproges est écrit :
« Pourquoi l'idée que mes enfants souffrent m'est-elle si complètement insupportable, alors que je dors, dîne en paix quand ceux des autres s'écrasent en autocar, se cloquent au napalm, ou crèvent de faim sur le sein flapi d'une négresse efflanquée ? »
J'ai aussitôt pensé à quel point c'était vrai, combien notre humanité contient parfois une vraie part d'inhumanité. Serait-ce supportable d'avoir un c½ur gros pour contenir, sans distinction, toutes les misères du monde ? Tous les pleurs et douleurs des enfants. N'y a-t-il pas dans la vision du malheur des autres un sentiment atroce, celui de ressentir le privilège d'être épargné ?

J'ai enfin lu tes mémoires rédigés sur des cahiers d'écoliers. Tu écrivais merveilleusement bien. J'ai parcouru les deux premiers cahiers de ton enfance, de ta vie. Tu étais déjà d'avant-garde dans tes raisonnements. Tu savais analyser la réalité, l'essentiel. J'ai découvert ton angoisse permanente à mon égard. Tes inquiétudes sur mon avenir, alors que j'avais bien une bonne vingtaine d'années. Tout cela, tu me l'as caché au détriment de ta santé. Tes maux d'estomac qui te rongeaient par cette inquiétude que je te procurais.
Une phrase m'a beaucoup touchée. Tu parlais de ton petit frère dont tu t'occupais beaucoup. Tu dis : « je l'adorais. C'était mon fils, peut-être celui que j'aurais dû avoir. Encore aujourd'hui malgré notre séparation, je garde au fond de mon c½ur une tendresse de mère... ». Tu as écrit cela en 1981.

Nous avons fait l'aller-retour Paris, Poitiers. Cette autoroute que j'abhorre depuis la mort de JULIE. Nous avons déjeuné à Poitiers, pourtant une jolie ville, mais un cauchemar pour moi. J'ai sillonné les petites ruelles, et chacune d'elle me rappelait les boutiques que nous faisions avec ma JU. Encore des souvenirs difficiles. Toutes ces boutiques arpentées ou je l'attendais. Elle était tellement difficile.... Il fallait bien sûr des « marques » et là je résistais en lui disant que ce n'était pas les étiquettes qui faisaient l'être, mais c'était de son âge, l'uniforme...les converse, les levi's...avec son charme et ses mimiques, je cédais !!!
Nous sommes arrivés à la maison médicalisée où tu es placée. A peine la porte poussée, je commençais à pleurer. Quand je t'ai vue assise dans ton fauteuil, dans cette pièce commune, les yeux dans le vague sur la fenêtre donnant sur le parc, j'ai eu mal ma petite maman. Toute menue, toute perdue, enfermée en toi-même, tu étais toute apeurée de nous voir. Je t'ai serrée dans mes bras et pleuré, lovée dans ton cou. J'avais besoin de te sentir, te respirer. J'avais besoin que tu me consoles de toute cette douleur accumulée depuis ta maladie et la mort de JULIE.
La mort des parents, paraît-il fait ressurgir toutes les vieilles souffrances, les vieilles ranc½urs accumulées. Que dire alors de leur folie ?

Aujourd'hui, je pense que si maman est devenue ce qu'elle est, c'est aussi parce qu'elle ne voulait pas nous voir partir, devenir adultes..Parce qu'elle ne voulait pas être seulement un mode de passage dans la vie. Pour elle, l'histoire devait s'arrêter avec elle.

Dans ses écrits, elle parle de cette solitude. ... « Pascale vient de partir. Jai de la peine, je pleure...j'aimerais la voir qu'aux week-ends, car chaque fois qu'elle me quitte ainsi en semaine, moi qui était heureuse de l'avoir autour de moi, je retombe dans ma solitude... ».

Les deux femmes de ma vie que j'ai aimées le plus au monde m'ont quittée. Je suis seule maintenant face à cette solitude, moi aussi...

Maman et Julie, je vous aime.

Pour vous...

PASCALE




# Posté le mardi 08 septembre 2009 15:54

JESS ET JULIE

JESS ET JULIE
Julie n'était pas seulement qu'une grande cavalière, elle était aussi brillante en gymnastique aux agrées.
Elle avait commencé à l'âge de neuf ans la gym et pratiquait environ six heures par semaine ce sport.
L'équipe était composée de six gymnastes et nous parcourions la France, surtout le Nord pour les diverses compétitions. Souvent elles terminaient sur le podium. De cet engouement pour la gym est né une grande amitié avec certaines de ses coéquipières et nous avec les parents de celles-ci, qui depuis sont devenus nos meilleurs amis. Ils sont toujours près de nous, nous accompagnant sur notre chemin, notre parcours si difficile. Ils nous aident à nous maintenir debout.

C'est aussi grâce à la gym que JULIE a rencontré Jessica à Barcarès. Leur passion commune, surtout Jessica, athlète de haut niveau les a unies à jamais. Toutes les deux faisant des saltos, des vrilles à la piscine en épataient plus d'un. Elles aimaient bien narguer les garçons en montrant leur talent de gymnaste. En effet, je regardais amusée au bord de la piscine, les jeunes hommes les admirer. Elles riaient comme des folles. Plongeant comme des dauphins, équilibre sur les mains....
Julie était particulièrement excellente au saut de cheval. Elle volait. Sa puissance et sa légèreté lui valaient toujours des notes maximales.
Quelques photos d'elle retrouvées en rangeant mes étagères m'ont remémoré tous ces souvenirs magnifiques d'amitié et de partage. Ces week-ends passés sur les bancs des gymnases.
Voilà pourquoi ma Jessica est si proche de nous. Malgré la distance, je pense souvent à elles deux. Ces quinze jours de vacances attendus avec impatience chaque année pour partager des moments de folie, de rire et de beaucoup d'amour. Toute la journée, elles se retrouvaient pour ne revenir que le midi pour déjeuner et le soir pour dîner. Toujours avec cette angoisse de la perdre, je la confiais à Jess. Quelle ingrate mission je te laissais !!!
C'est pour te remercier ma Jess que je t'écris ce texte. Tu connais notre douleur car tu la vis pour ton frère disparu accidentellement et pour ton amie. Je sais que toi aussi tu te bats au quotidien pour surmonter cette peine et accompagner tes parents dans ce processus de deuil. Tu as su affronter de terribles douleurs physiques dues au sport de haut niveau que tu pratiquais et j'en connais la rigueur, la souffrance, les heures de gymnastique, les chutes, les déceptions et aussi les grandes joies de la passion.
Je mets ce lien que je trouve magnifique pour que les personnes puissent t'admirer et te connaître, toi son amie, dans ta passion qui était la gymnastique, ce sport si difficile, demandant beaucoup de sacrifices. Une passion dévorante comme Julie et le cheval. La rencontre de deux passionnées..

Merci d'être toujours là.

j'ai fait un pêle-mêle de vous deux. J espère qu'il te plaira.

Je pense à toi, à tes parents si courageux également.

A toi ma JU...

PASCALE

http://www.geocities.com/jessicajans/



# Posté le lundi 31 août 2009 15:48

Modifié le lundi 31 août 2009 15:59

Parce que je pense à toi!

Parce que je pense à toi!
Ma Campagnarde,

Si longtemps que je ne t'ai pas écrit.
De là à dire que je ne pense pas à toi ou m'adresse à toi,
Il y a un sacré fossé...
Plus de 27 mois que tu es partie,
Pourtant ton souvenir est toujours aussi présent dans mon esprit.
Quand je vais voir mon frère, je te parle,
Peu importe l'endroit où je suis,
l'endroit où vous êtes,
Nous ne sommes jamais réellement séparés l'un de l'autre.
J'éprouve le besoin de parler de toi,
Besoin d'être sûre qu'on ne t'oublie pas,
Il est important pour moi, qu'autour de moi
On sache qui tu étais et la chance que j'ai eu de t'avoir connue.

La vie est cruelle, elle ne se retourne pas,
Un jour on fait partie d'elle, le lendemain on n'est plus...
Pourtant, on laisse des traces, qui
Malgré le rythme effréné qu'elle nous impose,
Ne parviendra jamais à effacer...
Nous devons poursuivre, nous n'avons pas le choix,
Mais à chaque occasion, triste ou heureuse,
Vos visages apparaissent devant nos yeux,
Vous êtes là, et tout ce que vous direz,
Restera marqué de votre empreinte,
De l'empreinte que vous avez laissée de nos coeurs,
Nous envisageons l'avenir différemment,
Nous sommes conscients que rien n'est acquis!
Nous tentons de donner des conseils,
Sans la certitude qu'ils soient entendus...

Toujours est-il que tout ces conseils et ces visions,
C'est toi qui me les dictes, ton souvenir qui me les souffle,

Et là, je me rends vraiment compte que tu vis à travers moi!
Et ça continuera toujours, car JAMAIS, je ne voudrais que ça s'arrête!

Je t'aime ma puce,

Gros bisous

PS: merci de m'avoir aider à retrouver cette photo de classe que tu m'avais envoyée!



=> Jess

# Posté le samedi 29 août 2009 16:48

Modifié le dimanche 30 août 2009 06:00