Un grand nombre de personnes me demande des nouvelles d'HALF DE L'ETOILE, ce superbe cheval gris, le compagnon de ma JULIE durant cinq ans. De ses premières 4B aux CIC* à Fontainebleau avec sa sélection aux championnats de France Juniors à Dijon en 2007, qu'ils ne feront pas malheureusement, le rêve de sa carrière équestre ne restera qu'un souvenir noir et endeuillé.
Depuis lors, nous avons gardé son compagnon par amour pour elle, pour l'image d'un couple magnifique et mythique qu'ils représentaient. Cet amour fusionnel, cette passion qui la dévorait et nous l'a emportée. Elle fut très heureuse, une battante, une grande athlète, pleine de persévérance et de tact. Elle se donnait des objectifs et avec la hargne qui la caractérisait, elle allait au bout de ses rêves. Elle y a été au périple de sa vie.
J'ai eu une chance inouïe, « venue du ciel », de trouver une perle rare. En effet, la douleur de le monter, la fatigue mentale de le voir au quotidien, m'ont poussée à trouver une ½ pensionnaire en mai, pour prendre la relève et me soulager de ce poids qui m'incombait depuis cet accident dramatique.
Avant ce terrible 5 mai 2007, je prenais plaisir à le monter en semaine pour lui travailler en dressage. Mais depuis le c½ur n'y est plus et je n'ai plus d'objectif en soi.
Alors, Corinne, sa nouvelle compagne, cette perle rare, comme je le citais plus haut, est devenue sa nouvelle cavalière, dont je suis très fière. Elle le bichonne, le câline, lui apporte tout l'amour que je ne pouvais plus lui donner, tellement il me renvoyait cette image de ce couple JULIE/HALF. Depuis, il a retrouvé sa vivacité, cet ½il pétillant, la tête sortant du box à l'affût du moindre mouvement. Je découvre mon HALF et à travers cela, je retrouve un peu quelque part ma Ju.
Nous pensons que les animaux n'ont pas d'états d'âme, mais je suis convaincue qu'Half grâce à Corinne a retrouvé le goût de l'effort et l'envie de renaître.
Il a repris les compétions uniquement en CSO. Et chaque fois Corinne est classée. La dernière fois, elle termine 5e.
Dans un de ses mails, elle me dit cela :
« ...Mais aujourd'hui votre merveilleux cheval m'a redonné goût à la compétition, à
L'équitation et un épanouissement personnel et familial avec une sérénité que je
n'avais pas eu depuis très longtemps.
Aujourd'hui je peux comprendre ton mal-être de revoir votre cheval en concours avec tous les souvenirs qui ont du revenir à la surface et je compatis car je suis maman aussi avant tout.
Sache que ce cheval sera toujours le sien et que je m'en occuperai comme mon propre cheval si tu me l'autorises car sentimentalement et affectivement il a tout ce que je recherche chez un cheval.
A ce jour si ce mot ne te choque pas, car il me manque les mots pour t'exprimer tout ce que je ressens au moment ou je tape sur mon clavier.
J'espère que tu continueras à me faire confiance et que l'on pourra en discuter de vive voix autour d un verre de l'amitié. N'hésite pas a me recontacter pour que je puisse être en paix avec mon esprit tout en sachant que je n'irai jamais a l'encontre de tes souhaits. Je te remercie de ta confiance qui j'espère, continuera.
Je te souhaite de trouver les réponses a tes questions et une plénitude dans ta vie car je pense que tu le mérites amplement.
Je t embrasse très amicalement
CORINNE »
En effet, comment ne pas aimer HALF. Ce cheval si élégant, si gentil, magnifique cheval d'école pour apprendre avec humilité l'équitation. Son c½ur est aussi gros que celui de sa petite maîtresse que fût JULIE.
Merci à toi, Corinne de prendre soin du cheval de JULIE. Il est somptueux en ce moment. Une amie de JULIE est venue cet après-midi me voir le monter et elle a été subjuguée de le voir voler, aérien, rebondissant...
C'est grâce à toi, ton travail que tu fais sur lui chaque fois. Il n'a jamais été aussi "blanc". Moi, si laxiste pour le pansage, je t'avoue que j'éprouve un vrai plaisir à le retrouver impeccable et bien dans sa tête. Cela me redonne le courage et l'envie de le monter.
Tu vois ma JU, ton cheval, ton Fifi continue son chemin, autrement et sûrement grâce à toi, quelque part, là-haut, tu lui insuffles et lui murmures à l'oreille de continuer à faire plaisir à cette jeune femme. C'est bien toi, ça...
A toi, belle JULIE.