chanson

Bisous

Ils avaient le c½ur en bleu
Ils avaient le temps , la vie devant eux
Mais l'éclair , le tonnerre leur a fauché
Leur jeunesse et leurs idées

Une phrase interrompue
Ce rire étonné qu'on entendra plus
Souvenirs d'avenir , stylo brisé
Ils avaient priorité

Partis avant d'avoir tout dit
Partis avant d'avoir aimé
Avant même d'avoir fini
De commencer
Partis avant d'avoir tout dit
Partis avant d'avoir chanté
D'avoir fait la tour des années
D'avoir fait l'amour
D'avoir tout donné

Dans sa chambre où tout l'attend
Il a laissé là ses cours d'étudiant
Une photo quelque part , dernières vacances`
Qui vous dit dans le silence

Partis avant d'avoir tout dit
Partis avant d'avoir aimé
Avant même d'avoir eu la vie
Pour exister
Partis avant d'avoir tout dit
Partis avant d'avoir chanté
D'avoir pris la vie comme elle vient
Aimé les copains
Sauvé l'amitié

L'encre sèche dans l'encrier
A qui le courage de le refermer
Ce qui reste sans eux , c'est encore eux
Ça vous brûle au fond des yeux

Partis avant d'avoir tout dit
Partis avant d'avoir aimé
Avant même d'avoir fini
De commencer
Partis avant d'avoir tout dit
Partis avant d'avoir chanté
D'avoir fait la tour des années
D'avoir fait l'amour
D'avoir tout donné

Partis avant d'avoir tout dit
Partis avant d'avoir aimé
Avant même d'avoir écrit
Ce qu'ils étaient
Partis avant d'avoir tout dit
Partis avant d'avoir chanté
D'avoir fait le tour des années
D'avoir fait l'amour
D'avoir tout donné

Partis avant d'avoir tout dit
Partis avant d'avoir aimé
Avant même d'avoir écrit
Ce qu'ils voulaient





KATHY

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 12:40

COMPRENDRE

COMPRENDRE
Je veux mettre ce texte que mon amie m'a envoyé, car comme moi, nous avons perdu nos filles uniques dans un accident d'équitation à quelques années d'intervalle, dans le même club. J'entends encore les cris et les pleurs de JULIE en apprenant la mort accidentelle de Fabienne... Je me souviens également, ma pudeur face à vous, face à votre deuil. Les mots à dire ou ne pas dire. Pourtant, j'aurais voulu vous serrer dans mes bras et vous dire toute la détresse qui m'oppressait, mais les mots ne sortaient pas. Maintenant, je comprends car je sais..et je suis près de vous car même si nous sommes seuls à gérer notre propre douleur, j'en connais le processus et ce long chemin qu'il nous reste encore à parcourir. Nous y arriverons à cette sérénité, car nous travaillons pour notre paix intérieure. Ce sera peut-être le chemin de toute une vie, mais quel chemin...Un chemin de désespoir, mais riche de rencontres et de découvertes extraordinaires.
Il est important de savoir que nos moments d'absence, de découragements ne sont pas le fruit d'une mélancolie chronique dans laquelle nous sommes plongées et que nous entretenons, même si certain pourrait le croire. je l'ai déjà dit et je le répète: "qui veut ma place, je lui laisse." Nous faisons ce que nous pouvons.
Notre combat sans elles, nous demande beaucoup de force et un courage inouï pour dépasser l'envie de les rejoindre.
Nous continuons notre chemin, car elles sont près de nous, en nous. Elles nous bousculent pour ne pas sombrer, elles nous insufflent cette énergie puisée au plus profond de notre c½ur et de notre âme pour continuer notre route. Cette route sinueuse et longue, cette montagne à gravir pour atteindre le sommet et trouver le ciel bleu derrière les nuages.
Chaque moment doit être vécu comme si c'était le dernier, il est fort possible que ce soit le dernier ! Aussi, vivez-le totalement, retirez-en la quintessence. C'est dans cette totalité que vous serez vigilant.

"1 an, 2 ans, 5ans, 10 ans, 20 ans même nous séparent du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons besoin des autres.
Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions rencontrer de la compréhension dans notre entourage; nous avons besoin de soutien.
Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu. Il est important encore pour nous. Nous avons besoin d'entendre son nom et de parler de lui, alors ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.

Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûrs que ce n'est pas parce que vous nous avez blessés. C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre c½ur guérit un peu plus.

Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant, d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses dessins et autres cadeaux qu'il vous a faits. Pour nous ce serait le faire mourir une seconde fois.
Être parent en deuil n'est pas contagieux ne vous éloignez pas de nous.

Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toutes les autres pertes; C'est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.

Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris. Nous ne serons jamais ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.

Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil est fini ou au contraire que nous aurons besoin de soins psychiatriques.

Ne nous proposez ni médicaments ni alcool; ce ne sont que des béquilles temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir.

Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil. Peut être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents. Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil; la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de nous accepter dans l'état ou nous sommes momentanément sans vous froisser.

Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances.

Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne. Nous ne serons plus celle ou celui que nous étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous redevenions comme avant vous serez toujours frustrés. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances. Nous vous en prions, efforcez- vous de refaire connaissance avec nous; peut être apprécierez-vous de nouveaux?

Le jour de l'anniversaire de la naissance de notre enfant ou celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que pour les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant.

Cette lettre a été spécialement écrite pour les parents ayant perdu un enfant, mais nous savons que la solitude peut également concerner les personnes connaissant d'autres deuils d'êtres chers très proches, ou les personnes vivant d'autres souffrances. Courage à tous et n'hésitez pas à faire lire cette lettre. »


Merci Marie-Claude. Je pense à vous.

A toi, belle Julie...


# Posté le mardi 20 octobre 2009 11:29

Modifié le mardi 20 octobre 2009 13:11

EMPATHIE

Merci Sylvie de nous faire partager cette vidéo magnifique d'empathie. Une belle leçon de vie et de réflexion sur la différence entre l'homme et l'animal. Dés que nous allumons la télévision, écoutons la radio, tout n'est que ravage et destruction. Cette question me hante. Les hommes ne rêvent-ils que de se déchirer les uns les autres ? Ils semblent même y être poussés contre leur volonté. Mais aucune bête ne fait cela. Et si cette question éveille en moi une telle soif de réponse, c'est que je m'y trouve mêlée, à cette humanité folle de rage. Une partie obscure de moi-même, s'exprime, là. Mais alors je me sens seule dans un monde vide. Emportée hors du temps, il m'arrive d'errer prudemment aux frontières de la folie. L'homme est cruel, il tue par plaisir, pour assouvir son égo. Mes rêves sont alors les seuls moments qui me raccrochent à la vie et, au matin, le choc est violent lorsque j'ouvre les yeux. Mon dieu, c'est ici la réalité ?

« Ce qui a différencié l'espèce humaine de l'espèce animale, et ce depuis bien avant l'âge des cavernes, c'est la culture. Dès que l'espèce humaine a pu ou su transmettre son savoir par le dessin, la parole et l'écrit, chose que l'animal ne fait pas car il ne transmet que l'instinct de survie, il a aussi construit des différences et des barrières. L'empathie est génétique, tout le monde a la possibilité de l'appliquer, mais les barrières culturelles et sociales mettent un frein à ce don naturel. Dommage, nous aurions besoin de renaître forts de notre expérience actuelle et bannir le pouvoir négatif de nos sens visuels et auditifs qui sont la charnière de la culture des différences et de l'indifférence pour n'en garder ou en retrouver le sens positif et le cultiver. Ceci nous éviterait d'agir avec indifférence avec les autres et d'être nous mêmes victimes de l'indifférence des autres. Grande leçon de vie ».

Depuis la mort de Julie, je prends à c½ur toute cette souffrance. Non pas que j'y étais indifférente, mais je ne pouvais pas m'identifier à cette douleur, car je ne l'avais pas vécue. Je constate finalement qu'un drame aussi fort que de perdre un enfant, solidifie, même si cela peut détruire, il met en perspective l'essentiel de la vie. Notre vision du monde change complètement. La différence c'est que les gens imaginent ce que peut-être la perte d'un enfant, mais moi, je la vis.


Nous sommes seuls à combattre. Même si l'entourage est là, les amis, vous internautes, le chemin de la reconstruction vers la renaissance de cette nouvelle vie, si nous le souhaitons, est une longue ligne blanche sur laquelle nous flirtons entre la vie et la mort. Comme un équilibriste sur son fil suspendu au dessus du vide, nous posons un pied après l'autre, doucement, pour ne pas tomber. On peut s'aider d'une perche comme les équilibristes sur leur fil, dès que le corps penche d'un côté, l'équilibriste imprime un léger mouvement de sa perche pour ne pas chuter, ou bien se laisser tomber dans ce vide du néant....Un seul pas, un seul..

A toi, belle JULIE..

PASCALE

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 16:08

Modifié le mardi 20 octobre 2009 02:15

UNE LARME

En revenant du cheval, le c½ur en berne, les larmes aux yeux, de la peine plein le c½ur, ces moments de vague à l'âme où le mental est incapable de contrôler nos émotions, parce que ce matin j'ai dû retourner dans mon ancienne maison, celle où JULIE est née. J'ai déposé au pied du portail l'objet qu'Alain avait oublié à la maison et j'ai vu cette longue allée bordée de châtaigniers et de chênes menant à la maison de son enfance. Une émotion intense, foudroyante m'a plongée dans mes souvenirs avec elle. Combien de fois, avons-nous monté cette allée pour découvrir cette propriété nichée dans la forêt. Je la guettais souvent en buvant mon thé et j'apercevais sa petite bouille toute essoufflée, les joues bien rouges et ce sourire. Elle venait me rejoindre dans la cuisine et nous parlions de sa journée.

Tous les jeudis, je prends mes cours de peinture face à l'église où malheureusement je revois les images terribles de cet enterrement. J'essaie de ne pas y penser. Pourtant, le clocher est face à moi et de temps en temps mon esprit vagabonde et je me souviens...
J'étouffe de son absence.
Souvent à chaque question que je me pose, comme si quelqu'un m'ouvrait la page au bon endroit, une chanson, une parole m'éclairent par une réponse à ma question.
J'ai entendu tout à l'heure cette chanson de Gerard de Palmas "une larme " et elle m'a interpellée.
Perdue dans ce labyrinthe, je continue à chercher...
Une larme pour oublier que je suis incapable d'aimer...
Comment retrouver le plaisir d'aimer, le plaisir des simples choses de la vie. A priori, tout ce met en place.
Pierre après pierre, je construis ma pyramide. Ce n'est pas le but qui compte, c'est le chemin. Mais je suis pressée, car je suis fatiguée de me battre contre cette douleur, mais je pense que je ne suis pas faite pour être pressée.
Je voulais vous faire partager cette chanson pleine de poésie.


Plonger au fond de la mer
As-tu déjà essayé ?
Et au centre de la terre
Qu'il y a-t-il dans l'obscurité ?

Les étoiles et leurs poussières
Sais-tu ce qu'il s'est passé ?
Derrière le soleil qui nous éclaire
Y es tu déjà allé ?

Dans une larme tout l'univers
Une larme au goût amer
Une larme pour oublier
Que je suis incapable d'aimer

Ma foi me désespère
Mais je veux bien t'écouter
Le paradis et l'enfer
Quel manque de subtilité

Perdu dans mon labyrinthe
Je continue à chercher
Des années que je m'éreinte
De plus en plus enfermé

Dans une larme tout l'univers
Une larme au goût amer
Une larme pour oublier
Que je suis incapable d'aimer

Ce sentiment qui me bouleverse
Comment peux-tu l'expliquer
Tout cet amour qui me renverse
Je ne sais pas l'exprimer

Dans une larme tout l'univers
Une larme au goût amer
Une larme pour oublier..


Pour toi, belle JULIE..



# Posté le jeudi 15 octobre 2009 16:28

Modifié le vendredi 16 octobre 2009 07:16

pour vous

Bisous

KATHY



je me souviens
il faut fuir son histoire pour ne plus lui dire tu
mais dans chaque départ c'est toujours soi que l'on tue
mais comment fuir l'absence quand t'on la porte en soi
les portes du silence ne se referment pas

les années ont passé comme les oiseaux bleus
aux ailes fracassées dans le fond de mes yeux
elles passeront encore comme ces oiseaux fous qui ont perdu le nord en cherchant après nous

je me souviens de toi
je me souviens de nous
il était une fois
je me souviens de tout

je sais le gout du risque j'ai joue tous tes jeux
pour écrire la musique sur l'histoire de tes yeux

un jour aprés la mort ( un jour après la mort)
nous nous rencontrons (nous nous rencontrons)
et pour dire je t'aime encore ( j't'aime encore)
j't'ecrirai ta chanson ( ta chanson)

je me souviens de toi
je me souviens de nous
il était une fois
je me souviens de tout ( 2 fois)

je me souviens de tout, ( je me souviens de tout) 4 fois

je me souviens

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 16:24