IMMORTALITY

J'ai trouvé la traduction de cette chanson


Alors voilà qui je suis
Et voilà tout ce que je sais
Et je dois choisir de vivre
Pour tout ce que je peux donner
L'étincelle qui fait croître le pouvoir

Et je me battrai pour mon rêve, si je peux
Symbole de ma foi en qui je suis
Mais tu es mon seul
Et je dois suivre la route qui s'ouvre devant
Et je ne laisserai pas mon coeur contrôler ma tête
Mais tu es mon seul
Et on ne se dit pas au revoir
On ne se dit pas au revoir
Et je sais ce que je dois être

Immortalité
Je trace mon chemin dans l'éternité
Je garde le souvenir de toi et moi en moi
Remplis ton destin
C'est là, même quand on est enfant
Ma tempête ne cessera jamais
Mon destin est dans le vent
Le roi des coeurs, le joker est fou
Mais on ne se dit pas au revoir
On ne se dit pas au revoir
Je ferai en sorte qu'ils se souviennent tous de moi

Parce que j'ai trouvé un rêve qui doit se réaliser
Chaque once de moi doit le voir
Mais tu es mon seul
Je suis désolée de ne pas avoir de rôle à donner à l'amour
La main sur le coeur, je trouverai mon chemin
Je leur ferai me donner

L'immortalité, oh bébé
Il y a une vision et un feu en moi, oh
Je garde le souvenir de toi et moi en moi
Et on ne se dit pas au revoir
On ne se dit pas au revoir
Avec tout mon amour pour toi
Et ce que nous ferions peut-être d'autre
On ne se dit pas, au revoir


Bisous

KATHY

# Posté le vendredi 05 février 2010 16:57

MARDI D'HIVER

Bonjour Pascale,

Je me permets de venir vers vous ce soir pour vous faire parvenir une vidéo. J'ai honte d'avouer que, depuis que mon amie Jeanne a souhaité quitter cette vie après 15 années de souffrance, je vais très mal et je me cache derrière le masque que mon travail m'oblige à porter.

Cette vidéo, je l'ai faite égoïstement pour moi, parce que même si je la sens présente, encore plus quand ça ne va pas, j'avais besoin de voir son sourire, sa bonne humeur, ses yeux pétillants...Alors j'ai fait ce montage, et comme il m'a apporté du réconfort, j'ai souhaité vous le faire partager, pour qu'il puisse vous apporter également un peu de réconfort en ce dimanche soir...




Merci infiniment pour cette vidéo. Son sourire, sa bonne humeur ne peuvent que nous ensoleiller en ces jours d'hiver si noirs...

Je suis toujours touchée par cet engouement, cet enthousiasme, cette force qu'elle vous donne à tous. Son histoire est tellement émouvante, déroutante, mourir à 17 ans. Elle vous a fait basculer comme nous dans l'horreur de la réalité, celle de la mort. Qu'à tout âge, elle peut nous arracher les êtres que nous aimons. Personne n'est à l'abri de celle-ci. Cette mort qui nous obsède, car nous ne connaissons pas l'après. Oser parler de la mort et la défier en la regardant en face. Il me semble qu'en prenant conscience de la mort, nous apprenons que la vie doit être vécue dans le présent. La mort est pour moi maintenant un compagnon intime. Elle ne m'effraie plus. Bien avant le 5 mai 2007, elle me hantait. Elle perturbait mes jours et mes nuits. Depuis lors, la mort de Julie a annihilé cette angoisse.

Nous souffrons tous d'une angoisse à l'égard de la mort. C'est le prix à payer pour accéder à la connaissance de soi. C'est paradoxalement la mort de ma fille qui me fait travailler sur ce « qui je suis, ce que je veux être », quel sens donner à sa mort et l'utiliser pour me reconstruire et non me détruire. Car Julie est là, bien présente en moi. Malgré mes douleurs, ma souffrance elle guide mes pas laborieusement vers ce nouveau destin que je ne connais pas. Je la sens si près de moi lors de mes fulgurantes descentes aux enfers. Elle sait me faire rebondir, relancer ma vie quand l'envie me prend de lâcher-prise.
Perdre un parent ou un ami de toujours équivaut souvent à perdre son passé, la personne disparue est peut-être le seul témoin vivant d'événements heureux survenus il y a longtemps. Mais perdre un enfant, c'est perdre le projet même de sa vie, le pourquoi de la vie, la projection dans l'avenir, l'espoir de transcender la mort. La perte d'un enfant reste le plus intolérable.

Je ne te connais presque pas, toi la mort. Bien sûr, je me suis forgée une petite idée quand tu t'es approchée de moi pour m'arracher Julie. Je déplore tes manières, toi qui ravages tout autour de toi. La disparition de Julie me force à songer à ton inéluctable venue. Mais l'anéantissement de ma fille, que tu as sournoisement pris et ma propre fin, ce n'est pas tout à fait la même chose. Curieusement, je t'envisage différemment, maintenant.
Tôt ou tard, tu trancheras le fil de mes jours et terrasseras mes projets et mes espoirs. « Elle est morte trop tôt ! » L'exclamation me montre l'amère réalité du regret. Derrière le cri, la révolte d'une femme perdue, se dissimulent mal les demandes, les rêves, les promesses qui, par ta faute, demeureront à jamais réalisés. Te représentes-tu la douleur, la souffrance, l'extrême chagrin que tu m'infliges, que tu affliges à l'humanité ? Je sais que la mort se moque comme d'une guigne des attentes que tu trahis. Mais songe à ceux qui restent, ceux que, sans scrupules, tu amputes. Seuls persistent les souvenirs, la nostalgie ou la gratitude. Je te maudis durant ces heures glaciales. Mais pourquoi t'évoquer au futur ?

Tant d'espoir déchu, tant d'années perdues. Égarée dans les dédales de ce labyrinthe, je me perds à chercher la sortie. Un jour viendra où cette errance me conduira à cette école de la liberté.


J'aime cette phrase finale dans le clip de Grégory LEMARCHAL lié à JULIE, car décédé cinq jours avant elle :

« Se promettre des choses à soi-même est le plus dur des défis.
Le plus beau est de les relever ».

A vous, à moi de les relever..

A toi, belle JULIE..


PASCALE

# Posté le mardi 02 février 2010 12:56

dimanche 24 janvier,

dimanche 24 janvier,
Bonjour,
j'étais au lycée avec Julie et la connaissais seulement très peu par le biais de Guillaume; en triant mes photos j'ai retrouvé celle ci qui me semble être mignonne (malgré la mauvaise qualité). Je vous l'envoie donc en espérant que cela vous fasse plaisir.

Cordialement
C.


Tout d'abord, merci mademoiselle d'avoir eu le courage et la gentillesse de me l'envoyer. Ce fut un beau cadeau.

En recevant ce message, mon c½ur s'est mis à battre violemment, toujours très touchée par cet élan de générosité en comprenant que ma JU était toujours en chacun de nous.
Quelle photo allais-je découvrir de JULIE ? En cliquant sur le lien de FACEBOOK, quelle fut ma surprise en contemplant celle-ci.

Je l'ai retrouvée, avec cette grande bouche ouverte quand elle éclatait de rire. J'entends son rire, sa joie de vivre à travers cette photo, cette envie incroyable de croquer la vie. Qu'il est douloureux d'imaginer qu'elle n'est plus là. Son sourire, sa beauté, sa gentillesse, plus jamais je ne pourrai admirer ses talents de grande sportive et apprécier sa bonté de c½ur.

Je sais que beaucoup de ses amis possèdent des photos, des films d'elle de tous les voyages partagés, les soirées entre amis...j'aimerais tant les voir, mais je n'ose leur demander.

Ce soir, l'envie n'est pas à l'écriture. Pourtant, je sais qu'elle est ma thérapie et un moyen d'exorciser ma peine.
Je ne peux plus mentir, faire semblant. Vous faire croire à travers mes mots que mon courage de survivre après ce drame est possible. Souvent, je reçois ou je lis des commentaires qui me gênent dans la mesure où je ne suis pas celle que vous pensez. Je ne suis ni une femme forte, ni une femme courageuse. Je fais avec cette souffrance et je me débats comme je peux dans ce marasme.
Je voudrais me débarrasser de cette souffrance pour enfin pouvoir revivre et passer par l'acceptation de celle-ci. Accepter et dépasser sa mort. Porter en soi cette douleur et continuer à avancer. Je ne sais plus quoi faire. Je fais tout, mais rien ne marche. C'est toujours la même souffrance, je cache de plus en plus, je masque encore plus parce que le temps passe et plus personne ne comprend cette douleur. Je fais comme si tout va bien depuis plus de deux ans, alors que ce n'est pas vrai.
C'est difficile car je ne montre plus ma peine autour de moi, je ne peux plus l'afficher. Je n'arrive pas à pleurer. J'avais un délai dans lequel, au début, je pouvais manifester cette souffrance qui n'était pas forcement utile de montrer et possible pour moi et maintenant cela devient nécessaire pour moi et le contexte n'y est plus. Alors comment trouver ce contexte pour pouvoir exprimer cette peine là.

Faire avec, c'est peut-être faire avec sa peine exprimée et non sa peine réprimée. Je ne sais plus quoi faire.
Que dire de plus! Que Julie me manque, que je suis malheureuse et que je n'aie plus le goût et l'envie de vivre.

C'est difficilement mentalisable d'exprimer cette douleur sournoise, indescriptible qui m'épuise et me fait mourir à petit feu. Je baisse les bras. Je démissionne.

A toi, belle JULIE, à bientôt..

PASCALE

# Posté le dimanche 24 janvier 2010 15:58

Modifié le dimanche 24 janvier 2010 16:11

SEND ME AN ANGEL

Bisous....
les mots manquent parfois
KATHY

# Posté le dimanche 24 janvier 2010 06:21

Mélancolie..

Mélancolie..
Pascale,
Je voulais vous dédier cette chanson. C'est comme un appel de Julie, c'est elle qui vous l'envoie. Je sais que c'est ce qu'elle pense de vous, donc je vous la poste.
Mille bisous à vous.


Pense à moi - Francis Lalanne

Promets moi si tu me survis
D'être plus fort que jamais
Je serais toujours dans ta vie
Près de toi , je te promets
Et si la mort me programme
Sur son grand ordinateur
De ne pas en faire un drame
De ne pas en avoir peur

Pense à moi, comme je t'aime
Et tu me délivreras
Tu briseras l'anathème
Qui me tiens loin de tes bras
Pense à moi, comme je t'aime
Rien ne nous séparera
Même pas les chrysanthèmes
Tu verras, on se retrouvera

N'oublie pas ce que je t'ai dit
L'amour est plus fort que tout
Ni l'enfer ni le paradis
Ne se mettront entre nous
Et si la mort me programme
Sur son grand ordinateur
Elle ne prendra que mon âme
Mais elle n'aura pas mon coeur

Pense à moi, comme je t'aime
Et tu me délivreras
Tu briseras l'anathème
Qui me tiens loin de tes bras
Pense à moi, comme je t'aime
Rien ne nous séparera
Même pas les chrysanthèmes
Tu verras, on se retrouvera
On se retrouvera
On se retrouvera.

MERCI.

PASCALE

# Posté le lundi 18 janvier 2010 14:58