ADAGIO

Voici la version de L' ADAGIO chantée par Lara Fabian ... Je ne connaissais que la sublime musique d' ALBINIONI ( d'ailleurs pour mon frère, on avait mis celle ci) et la je tombe sur cette perle.... Je vous laisse apprécier . Vous pouvez trouver la traduction facilement mais je ne peux pas l' afficher je ne sais pas pourquoi!!!
Je vous embrasse et ne vous oublie pas...
Pensées pour Julie
KATHY
# Posté le mercredi 01 juillet 2009 17:41

Poème pour JU,

Poème pour JU,
Je me dois de partager les poèmes que je reçois. Ils sont écrits avec beaucoup de sincérité et d'amour. Ce temps passé à trouver les mots pour exprimer ses ressentis sur cette histoire terrible qui a touché JULIE. Témoignage de cette solidarité qui me porte. Je suis toujours extrêmement touchée par ces mots écrits du fond du c½ur, encore plus par des personnes ne connaissant pas JULIE. En effet, l'équitation est une grande famille.

Avec pudeur, ils me sont envoyés comme un messager, un espoir. Tous ces soutiens depuis deux ans m'aident à tenir. Ne croyez surtout pas, que cela ne me permet pas de « faire le deuil » de JULIE.
Qu'entretenir ce blog ne fait que renforcer un état de deuil chronique. Pas du tout. J'ai parcouru un long chemin, un parcours semé de détresse et d'espoir. Chacun essaie de se reconstruire comme il le peut. Chacun trouve le moyen de pallier à ce drame. Beaucoup d'écrivains, de poètes, de chanteurs, de musiciens expriment dans leur art, leur sentiment, leur tourment, leur démon. Nous en revenons toujours à l'art-thérapie, mon sujet de prédilection, ma première idée de reconstruction, avant de choisir la sophrologie.

Parler d'art-thérapie entraîne plusieurs types de réaction de la part d'interlocuteurs profanes. Les noms de Van Gogh, Camille Claudel, Robert Schumann, Artaud viendront immédiatement dans la conversation. On insistera sur l'équivalence folie et génie ainsi que sur l'incompétence de la psychiatrie à prendre en compte cette dimension. Certains ne verront dans l'art-thérapie qu'une approche première de patients inhibés dans le langage verbal, leur permettant ensuite d'accéder à « une cure psychanalytique en règle ». Mais de cela, ne retenons qu'un moyen de soulager une douleur, l'exorciser, comme affronter notre traumatisme qui envahit nos pensées. Chasser ces fantômes qui hantent nos nuits par des techniques thérapeutiques, tels que la peinture, la musique, l'écriture et bien d'autres formes d'art, car souvent, une thérapie nous renvoie plus à nos propres souffrances intérieures enfouies depuis tant d'années, que nous avons occultées et qui resurgissent et nous souffrons plus de ce que nous avons vécu, que ce que nous vivons. Car notre passé nous éclaire sur notre façon de gérer le présent. nous prenons conscience de notre vulnérabilité et notre incapacité à surmonter un tel drame.

Voilà pourquoi je m'exprime et exhibe ma propre personnalité sur le blog, car je ne peux la manifester autrement. J'ai du mal à faire comprendre à ceux qui m'entourent, encore plus maintenant, après deux ans, que je souffre terriblement.
Le temps passe et la douleur est toujours aussi présente, malgré ces deux années derrière moi, c'est le vécu qui fait le temps. Cela m'apaise dans mes moments de pleine solitude, face à moi-même, j'essaie par les mots de me comprendre et d'accepter l'inacceptable. Il faut du temps, il faudra beaucoup de temps et de patience, de pleurs, de cris pour enfin, j'espère retrouver le goût de vivre. Pour l'instant, je suis perdue, malgré mes nombreuses tentatives de reconstruction. On me dit sur "la bonne voie", mais quelle voie ? Quel chemin ? Pourquoi notre vie bascule ? Toujours cette question « POURQUOI », c'est ce qui rend les choses difficiles. Il n'y a pas de règles. Il faut continuer le chemin, vers où, vers quoi, je n'en sais rien du tout. L'épreuve c'est peut-être avancer sans savoir où l'on va. En somme, faire que la mort ne soit pas figée ni dans la vie passée ni dans les circonstances de sa mort qui risquent de modifier à jamais le regard rétrospectif posé sur elle. Il s'agit d'élaborer son absence grâce à la représentation vivante en soi de ma JULIE disparue. Le dialogue reste possible, même s'il ne peut plus se produire dans la réalité. Mais ces photos sur mon mur me rappellent tant sa présence, que l'envie de lui parler et de la serrer dans mes bras me brisent le c½ur.
Il fait beau, très chaud et pourtant j'ai froid.

Voilà, ce joli poème pour JULIE écrit par Caroline :

"Bonjour, voilà j'ai fait un poème pour Julie.
Si vous l'aimez bien, je serais honorée de le voir posté."

JULIE, pour moi jusqu'à ce jour,
tu n'étais qu'un nom, qu'une inconnue,
Encore une jeune vie perdue,
Sur ce maudit chemin du non-retour.

Et puis il y a eu cet hommage,
Qui aujourd'hui fait plus de 250 pages,
Créé et alimenté par des tas de personnes.
Mais rien de tout cela ne m'étonne.

Des tonnes de photos, rien que des souvenirs,
Où j'ai appris à te connaitre avec ton fabuleux sourire.
Même si ce ne sont que des photos,
Tu dégages toujours quelque chose de grand, quelque chose de beau.

Tes magnifiques yeux ne sont qu'hypnose.
Tout le temps pleine de joie à partager,
Toujours là pour prendre la pose.
Heureux doivent être ceux qui ont eu l'honneur de te côtoyer.

Maintenant tu fais un peu partie de ma vie.
Car à chaque fois que je monte sur mon fidèle destrier,
je pense à cet accident qui t'a couté la vie,
Et je me dis qu'à n'importe qui cela peut arriver.

JULIE, maintenant je te connais,
Et jamais je ne t'oublierai.
Tous ensembles nous continuerons à te faire sourire
A travers ces pages et ces souvenirs.

Grâce à toi je n'ai plus peur de mourir
Car je sais qu'un jour nous nous connaitrons pour de vrai
Et à l'infini nous pourrons savourer ton rire
Avec tout tes anges-amis que tu te seras fait.

Mais en attendant ce jour,
je vais continuer tout les jours,
A franchir les dures épreuves de la vie,
Tels des obstacles, comme toi avec ton beau FIFI.

"JULIE, j'arrête là ce poème, car les mots se bousculent et je ne
sais plus comment les aligner afin que tu puisses comprendre a quel
point ton histoire me touche.
Tu a été une jeune fille fabuleuse et cela ne fait aucun doute en lisant
toutes ces pages. Sans te connaitre je t'adore déjà.
Je t'envoie des tonnes de tendresse là où tu es,
ainsi que pleins de bisous pleins de réconfort à tes parents.
J'aurai aimé avoir une amie comme toi. Ne change rien Miss. Tu es parfaite.
Bye Bella, et à bientôt.

Caro du 66"


Merci mille fois à vous de m'avoir lu. Tendrement, Caroline

Merci à vous Caroline de ce temps accordé à JULIE.

Pour toi, ma JU.

PASCALE
# Posté le mardi 30 juin 2009 16:13
Modifié le mardi 30 juin 2009 16:26

Maman et Julie,

Quand je la regarde faire, j'ai les larmes aux yeux
Mais ce n'est qu'une mère qui voudrait être le bon Dieu
Ce n'est qu'une mère qui voudrait être le bon Dieu
Pour ne jamais voir l'enfer dans le vert de mes yeux
Alors je danse vers des jours heureux
Alors je danse vers et je m'avance vers
Des jours heureux

Refrain
Je t'aime, je t'aime
Maman, maman
Je t'aime passionnément
Je t'aime, je t'aime
Maman, maman
Je t'aime simplement

Quand je regarde mon père et ses yeux amoureux
Elle sera sûrement la dernière dans ses bras à lui dire adieu, adieu
Elle a mal sans en avoir l'air pour qu'autour d'elle ceux
Qui la regardent faire ferment les yeux
Pour qu'autour d'elle ceux qui la regardent faire n'y voient que du feu

Refrain
Je t'aime, je t'aime
Maman, maman
Je t'aime passionnément
Je t'aime, je t'aime
Maman, maman
Je t'aime simplement

J'ai pas su trouver les mots
Pour te parler, je sais
Mais je pense être assez grand
Alors aujourd'hui j'essaie
Tu l'as bien compris je crois
Je t'aime en effet
Tu l'as bien compris je crois
Je t'aime pour de vrai
Tu l'as bien compris je crois
Je t'aime en effet
Tu l'as compris je crois
Je t'aime pour de vrai
Oh Maman
Je t'aime pour de vrai
Je t'aime, je t'aime pour de vrai

Christophe Maé

Il y a des chansons au gré de mes rencontres, jalonnant ma vie qui m'interpellent comme un doux murmure, d'une saveur délicate et celle-ci en fait partie. Je l'ai découverte récemment sur un CD que l'on m'a offert. Cette sensation de bien-être que l'on peut ressentir en écoutant les paroles, de cette nostalgie d'une chanson associée à un événement marquant notre vie, nous permet de nous évader et de rêver, de penser aux mots que l'on aurait aimés dévoiler ou écrire à ces moments-là.

C'est pour cela qu'aujourd'hui, j'ai envie de la partager avec vous. Car nous ne pouvons rester insensibles à cet amour réciproque d'une maman pour son enfant et de l'amour dans le sens général du mot.
Ses mots me manquent. Ces mots-là me manquent terriblement. Ne plus entendre maman, je t'aime, je t'aime passionnément, je t'aime simplement. Combien de fois ai-je attendu, je t'aime, maman. Je les entendais lors de nos réconciliations, ou les bras enlacés autour de mon cou, elle me murmurait gentiment ces quelques mots, si forts, si intenses qui ébranlent notre c½ur et nous rendent vulnérables. Ce petit mot d'amour reçu pour ma fête des mères avec une photo de VEGA et de moi que j'ai retrouvée dans tous les textes et les mots qu'elle écrivait à tous et celui-ci était pour moi. Très émouvant, encore plus maintenant de le lire sachant que ce fut son dernier message. Il date de l'année 2006, dernière fête des mères.

« Une petite rose pour ta fête,
Une petite rose remplie d'amour que je t'envoie.
Malheureusement, je n'ai qu'une simple rose, mais elle vient du c½ur.
Je te souhaite encore une très bonne fête des mères en te couvrant de bisous et d'amour.
Malgré ton pessimisme et ton caractère parfois énervant, je t'aime quand même ma maman !
Ta petite JuJu »


C'est autour de cette formule magique, « je t'aime » que s'articule cette lettre d'amour, trois mots qui tendent à n'en faire qu'un : « jetaime » il ne s'agit pas tant d'un aveu ou d'une déclaration que l'expression répétée d'un cri d'amour, un mantra, une jouissance de l'élocution. C'est un mot d'enfant, un mot sans contrainte, léger et sublime, joyeux et sacré. Des mots que l'on n'oublie pas.
« L'amour est l'eau qui arrose le jardin de ta vie. Si tu cesses de t'en alimenter, tu perdras la vie ».
J'ai perdu une partie de moi, j'ai perdu l'essence de la vie qui me nourrissait. J'ai perdu JULIE.
Je pense souvent à ma petite maman, seule dans sa maladie, son refuge, son silence. Ses mots qu'elle ne dit plus, cette mémoire qu'elle a perdue. Elle fut l'amour de ma vie, ma confidente, mon amie, ma maman. Elle me consolait de mes chagrins d'amour, de mon manque de confiance en moi. Elle me rassurait, me protégeait de cet amour qu'elle me donnait sans compter, sans juger, cet amour inconditionnel. Elle m'aimait simplement. Combien de fois, m'a-t-elle serrée dans ses bras si caressants, si ouatés me disant lorsque mon chagrin n'était que détresse : « si je pouvais te donner ma sagesse, ma chérie, et te dire que la vie est ainsi faite, que les échecs font grandir... » Si elle savait maintenant que ses paroles prononcées il y a bien longtemps sont encore gravées dans ma conscience à jamais comme une litanie et que chaque jour qui passe me rapproche de sa pureté d'âme et sa bonté. J'aurais tellement aimé qu'elle soit là, près de moi depuis deux ans. Elle aurait trouvé les mots pour m'apaiser, me consoler....Mais la mort de JULIE, elle ne l'a pas comprise, puisque sa maladie a effacé sa mémoire et pourtant, on l'a retrouvée avec une photo de JULIE dans sa poche. Petite maman, cette chanson et ce texte sont pour toi. Même si on doit me reprocher de ne plus te voir depuis un an, tellement d'accusations nous ont été assénés durant ces années, même si j'ai pardonné, j'ai mal de savoir notre famille détruite, mal de savoir que les liens de sang ne sont qu'illusion, mais c'est comme ça..
C'est en reconnaissant ses propres faiblesses, ses propres erreurs, que l'on peut mieux pardonner aux autres.
C'est par la souffrance que l'on a vécue et qu'on essaie de dépasser que l'on peut mieux comprendre les autres.
C'est par les blessures que l'on a subies et dont on essaie de guérir que l'on peut mieux aider les autres à guérir.
C'est par la peine dont on essaie de se consoler que l'on peut mieux consoler les autres.
Et c'est sûrement lorsque l'on se donne le droit de « VIVRE » que l'on peut mieux aider les autres à vivre et par l' « ESPOIR » que l'on espère renaître en soi que l'on peut mieux montrer le chemin de la liberté.
Les trois mots importants pour moi maintenant : ESPOIR-AMOUR-VIVRE.

Paradoxal, mais vital...

Pour vous, maman et toi ma JULIE.

PASCALE




# Posté le jeudi 25 juin 2009 08:10
Modifié le jeudi 25 juin 2009 11:14

Grégoire : ta main


Cette chanson me fait penser à toi... tu me manques ma ju ♥



jenny
# Posté le mardi 23 juin 2009 15:09

Pour toi ALAIN,

Je sais que tu n'as jamais aimé souhaiter le temps qui passe, une année supplémentaire, ton anniversaire.
Je sais que plus jamais tu ne voudras entendre le temps qui s'écoule maintenant sans elle.
Je sais tout cela et pourtant...aujourd'hui, dis-toi que ta JULIE attendrait avec impatience le moment de t'offrir ce cadeau.

Je sais aussi cette souffrance qui te détruit à petit feu et qui fait de toi maintenant un homme affaibli, meurtri ne pouvant faire face à ce drame.
Tu as su durant ces vingt-ans de vie commune avec dix-sept d'amour partagés avec ta fille, ton joyau, ta fierté te battre pour lui apporter tout ce dont elle avait besoin. Assouvir ses envies, sa passion : le cheval. Maintenant tu t'accuses de lui avoir donné cette passion, tu te culpabilises de l'avoir emmenée sur ce terrain de « jeu » qui sera celui de sa mort. Mais cela tu ne le savais pas. Qui pouvait le savoir ? Qui peut connaître demain, son heure ?

Je ne trouve plus les mots pour te consoler, les ai-je d'ailleurs prononcés, je ne sais pas, j'en doute.
Je suis tellement dans mon chagrin que j'en oublie le tien. Nous sombrons dans un mutisme où le silence nous protège de nos larmes. Je ne peux pas parler de JULIE devant toi, car je n'en suis pas capable, tellement ma douleur est grande. Je veux t'épargner et ne pas pleurer. Alors je t'écris, c'est plus simple pour moi. Peut-être ne liras-tu pas ce message... Mais ce blog me permet de te souhaiter un bon anniversaire à travers mes mots.....tout simplement.

Il n'y a pas de trajet imposé à la douleur. Chacun doit, à sa manière, en fonction de sa personnalité et de son histoire, être confronté à ce deuil que nous vivons tous les deux. Il faut que tu comprennes que la perte de JULIE est nécessairement différente pour chacun de nous. Nous n'évoluons pas à la même vitesse, ni au même rythme. Ne pas le comprendre, c'est nous exposer à des malentendus inutiles qui ne font qu'accroître le désarroi de chacun. Nous évoluons par « vagues » successives qui ne sont pas synchrones. Ainsi, il arrive que l'un des deux soit au plus bas quand l'autre ressent, pour un temps, un répit dans sa douleur et se sent d'humeur plus sereine. Ce décalage est mal vécu, quand nous pensons, à tort, que nous sommes seuls à porter ce deuil, ce drame. On en vient à s'adresser d'absurdes reproches et dans ce climat d'intense tension émotionnelle, chacun s'enferme dans sa solitude pour ne pas souffrir davantage de ces assauts.
Je pense qu'il est inutile de se faire du mal en révoquant ce qui s'est passé. Il faut beaucoup de courage et de respect pour parler et partager ses émotions que de rester tapi dans le confort illusoire d'un non-dit destructeur.
Même si tu ne crois en rien, qu'après la mort tout est fini, je respecte ton choix, après tout pourquoi pas, chacun a ces convictions et je les conçois, que la vie n'a plus de sens... pour ta fille, ton unique amour, bats-toi. Parce qu'elle ne demandait qu'à vivre et la mort nous l'a enlevée.
Alors en sa mémoire, pour elle, tu dois continuer, avancer, même si cela n'a plus d'intérêt.
Nous sommes-là, près de toi. N'en doute pas.

Je remets cette vidéo, car tout cet amour partagé avec elle, ces moments intenses de bonheur doivent te donner la force et le courage que tu as su lui inculquer, ces valeurs de la vie qui ont fait d'elle ce qu'elle était. Un être de lumière que personne n'oubliera. Elle avait ta gentillesse et ta force....Surtout, ne baisse pas les bras, surtout ne nous abandonne-pas..

Oh ma Julie, si tu savais comme la vie n'est plus pareille. Comment pourrait-elle être identique d'ailleurs ? Plus jamais, nous ne serons comme avant, plus jamais...

On t'aime ma chérie.

MAMAN


J'espère qu'un jour on jugera de ce que je fus par ce que j'ai su souffrir.
Jean-Jacques ROUSSEAU
# Posté le jeudi 18 juin 2009 12:01
Modifié le jeudi 18 juin 2009 13:39