Si j'étais moi...

Ce ne sont pas les mots qui me manquent, mais le temps...
Ce temps si long parfois...
Ce temps qui passe comme si je voulais qu'il passe le plus vite possible et, finalement ce dire que la vie ne sert qu'à vieillir....
Parce que je ne prends plus le temps, je ne veux surtout pas le prendre...
Maintenant j'ai du temps et je ne prends plus le temps...
Le temps s'est arrêté avec Julie....

C'est un autre type de temps, un temps de remplissage, un temps d'attente, un temps de réflexion.
Ces temps de pause me permettent de me retrouver face à moi-même. Forcement le deuil renvoie nécessairement chacun de nous à sa propre solitude, à ce lieu central de notre être où se trouve notre centre de gravité. Ces temps de silence sont une pause phronique d'intégration permettant d'observer ses différents ressentis de perception. Ce moi presentiel, cette prise de conscience du mental, m'apprennent à me concentrer, à prendre du recul face à ce drame qui m'oppresse.
Que dire de plus. Il est difficile de réintégrer le monde, alors que l'on est désormais différente. De faire comprendre ce qui a changé en moi, tant au niveau psychique que social.
Je voudrais faire comprendre au-delà des mots, à mes amis, vous qui me suivez depuis le décès de JULIE que certain de mes actes ou propos peuvent choquer. Je comprends votre désarroi face à ces pulsions qui parfois me poussent à tenter le diable, qu'ils n'ont pas à culpabiliser, à se sentir fautifs de ne pas être là quand cette envie me saute au visage, si violente, si impulsive, car je sais qu'ils cherchent à m'encourager à revivre. Je navigue le plus souvent à vue. J'ai appris dans cette détresse de perdre la chair de ma chair, confrontée à l'implacable loi de la vie qui s'empare du corps et de l'esprit, à prendre en main ma vie.
Je ne pense pas que cette solution irréversible, cette pulsion de mort qui me submerge parfois lors de grand désarroi soit finalement le sens, je pense du décès de JULIE. Si vraiment il existe un monde parallèle, une vie après la mort, dont j'en suis convaincue, alors je dois continuer mon chemin, ma route. Ma mission est de vivre avec elle, pour elle. Lui prouver qu'il est possible de retrouver un sens à sa vie différent, enrichissant. Un sens du renouveau, de belles rencontres qui jalonneront ma vie maintenant.
Même dans le flot toujours changeant de la vie, il y a des moments où nous arrivons à un point d'achèvement. Dans ces moments nous sommes à même d'avoir une vue d'ensemble, l'impression combinée de toutes les pièces qui ont occupé notre attention pendant si longtemps. A ce stade, nous pouvons soit être désespéré parce que nous ne voulons pas que la situation arrive à une fin, soit être reconnaissant en acceptant que la vie est pleine d'aboutissements et de nouveaux commencements. Ce qui a jusqu'ici absorbé tout mon temps et mon énergie arrive peut-être à sa fin.
Je travaille assidument pour la première partie de mon examen le 11 décembre de sophrologue. Je commence à avoir quelques patients semblant satisfaits des résultats. Mon amie me sert de "cobaye" tous les mercredis et pour la première fois aujourd'hui, elle s'est endormie...C'est pour toi, que je mets cette chanson, ce texte super de Zazie que tu m'as fait découvrir ce matin. Tu m'as dit qu'il n'y avait pas de hasard, il était pour moi.
Tu dois travailler ce texte proposé par ton professeur de chant.
Non, Françoise, les hasards n'existent pas, ni les coïncidences. Certaines coïncidences nous conduiraient-elles vers la réalisation de notre destinée ? Pour les bouddhistes, rien n'arrive jamais par hasard. Chaque rencontre, chaque situation ont leur raison d'être.
Cette fameuse loi des synchronicités. D'ailleurs Carl Jung, célèbre disciple de Freud s'intéressera à ce phénomène.
Albert Einstein a écrit :
« Le plus beau sentiment qu'on puisse éprouver, c'est le sens du mystère. Celui qui n'a jamais connu cette émotion, qui ne possède pas ce don d'émerveillement ni de ravissement, autant vaudrait qu'il fût mort : ses yeux sont fermés. »

Si j'étais moi
Ni la montagne à gravir
Au bord du vide, la neige à venir
Ne me feraient peur

Si j'étais moi
Ni les pages à écrire
Ni de trouver les mots pour le dire
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j'étais moi
Ni la femme que je suis
Ni même l'homme qui dort dans mon lit
Ne me feraient peur

Si j'étais moi
Ni les démons que je cache
Les idées noires, les flammes que je crache
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j'étais moi
Tout ce que j'ai sur le c½ur
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ne me feraient peur

Si j'étais moi
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ferait mon bonheur.

Le jour approche ou je serai prête à enfin être moi.

A toi, belle Julie, tu me manques..

PASCALE

# Posté le mercredi 02 décembre 2009 16:12

Message de Julie

Ecoutez c'est Julie qui vous parle!!!

Cette chanson est vraiment superbe!!!!
Bisous
KATHY

# Posté le dimanche 29 novembre 2009 15:01

"Pas le choix"

"S'il faut mourir, autant vivre à en crever"...

(tu m'entends?)
Ben... je me dis que... que c'est Toi, ça, Ju. Einh?
Tu n'as pas eu beaucoup de temps ici, mon Dieu, si peu... Mais de ce peu, ce si peu, ce trop peu, tu n'aurais pu faire mieux. Quand je vois ce que nous autres, "humains normaux", trivialement, prosaïquement normaux, désespérément normaux, ici, en-bas, ce "en-bas" si plat, ne cessons de gâcher...
Tu n'as pas eu le choix, Ju... Ce jour-là. Mais tu n'aurais pas pu faire mieux. Tu as rentabilisé comme personne ces "17 ans, 9 mois et 21 jours" qui t'ont été -par erreur, par omission, par inadvertance? un dossier qu'on a oublié de faire tamponner, un courrier renvoyé après les délais, une lettre égarée?- maigrement accordés.
Tu n'aurais pas pu faire mieux. 6503 jours pressurés, essorés pour en arracher avec passion et pugnacité la substantifique moelle.
En même temps, impossible d'assurer un "donc, sans regret", vu leur poids. Ces parpaings aux pieds de nos corps jetés au fleuve du haut d'un pont. Le rocher de Sisyphe.
Mais toi, Julie, qu'aurais-tu pu, dû, faire de mieux, de plus? Tout ce que nous, nous le vulgum pecus, n'effleurons même pas en rêve, par manque d'ambition sinon d'imagination... toi tu l'as touché, palpé, Julie.
(oui, je pense au Grand Parquet, fantasme ultime de l'humble cavalière du dimanche que je reste...). Grandeur, passion, talent, appétit, amour, et ce gros grain de folie douce, ravageuse et contagieuse.
Donc, "sans regret", un peu, quand même. Ce ne sont pas des regrets, en fait. C'est un chagrin, immense, infini. Accablant. Mais si, en fait: sans regret. Ce serait... insultant. Calomnieux.


"Sur nos stèles je veux graver... que nos rires... ont berné... la mort et le temps..."


Julie VDB

# Posté le jeudi 26 novembre 2009 10:50

1ere année de maternelle..

1ere année de maternelle..
Ta première année de maternelle, je me souviens...

Comme toutes les mamans, le n½ud au ventre, cette première journée de séparation serait le début de ton indépendance.
De ta naissance jusqu'à ce jour crucial attendu difficilement, car c'était l'inconnu pour toi et moi l'angoisse de te laisser, ce déchirement de t'entendre hurler tant ta souffrance de me lâcher la main te torturait. Mais il le fallait, pour ton équilibre, ta sociabilité et apprendre les connaissances pour ton avenir futur.

Jamais nous n'étions séparées, hormis les fois où je te laissais chez ta « tata », ta nourrice adorable qui t'aimait tellement, pour aller monter à cheval. A l'époque, j'avais mon cheval de dressage NEGUS sur lequel tu es prise en photo avec Alain à peine âgée de 3 ans. Nous faisions le tour du cross au pas, je te calais devant moi et tu étais déjà très fière et heureuse. Tu étais si adorable et craquante avec tes yeux bleus illuminant ton visage. On ne voyait que ces deux grosses billes bleues d'azur, ce bleu profond et intense que personne n'oubliera.
Je m'obligeais à te laisser deux fois par semaine à la cantine pour que nous puissions nous séparer et arriver progressivement à briser ce lien fusionnel qui nous unissait. Je voulais déjà te montrer le chemin de l'indépendance et de la liberté.
Je savais chaque matin en entendant tes larmes et tes cris que je ne devais pas céder, sinon nous nous serions perdues dans cet éternel amour.

J'ai tout fait pour te rendre indépendante, même si je souffrais de ton absence. J'ai toujours trouvé cette force de dépasser mes peurs de te perdre en t'inscrivant déjà toute petite en gymnastique pour que tu acquières ton autonomie, et casser ce lien si fusionnel.

J'ai lutté vraiment au détriment de ma santé, mes maux d'estomac torturant mon corps, mes angoisses permanentes et non justifiées lorsque tu étais malade. Tout prenait des proportions démesurées, anormales à la limite de la folie. Mes amies, mes s½urs à qui je téléphonais à la moindre poussée de fièvre, le moindre mal de tête où j'imaginais le pire, la leucémie, la méningite, me rassuraient et me prenaient vraiment pour une vraie malade. Oui, j'étais malade d'angoisse. Je n'en dormais pas de la nuit, attentive aux moindres soupirs, aux soubresauts d'un râle. Cette angoisse de te perdre. Mais comment raisonner des personnes telles que moi quand nous sommes dans un état second, un état à la limite de l'internement, comme me disait Alain ne comprenant pas ce délire, où les mots des autres pour nous rassurer, ne servent à rien. J'étais devenue folle...

Après tu as grandi. Mes peurs se sont déplacées ailleurs. Peur que tu te fasses enlever de l'arrêt du car à la maison, 500 m. Je venais te chercher. Combien de fois, j'ai paniqué ne te voyant pas descendre du car. Je tremblais, je pleurais, l'affolement total. J'appelais mon amie Françoise qui me disait de ne pas m'inquiéter car tu avais dû manquer ton car. Tant pis, je partais comme une furie au lycée. Impossible de te joindre bien sûr sur ton portable et tu arrivais tout naturellement à la maison en me disant que tu n'avais plus de batterie. Le car était passé sous ton nez, ce qui ne m'étonne pas de toi, étourdie comme tu l'étais et surtout une grande bavarde, alors tu avais pris le train. Quand je te racontais mon angoisse, tu me traitais de folle et tu tournais en dérision ma peur. Nous terminions par des éclats de rire et tu me disais « ah ma petite maman, je t'aime quand même en me serrant dans tes bras » tellement l'absurdité de cette situation était cocasse, mais j'avais beau me contrôler et me persuader « que la peur n'évite pas le danger »...la preuve, tout était source d'inquiétude profonde entraînant un sentiment de malaise physique et psychique.

Après mes angoisses se sont portées sur moi. Cette anxiété de la maladie. J'avais peur de mourir pour ne pas que tu souffres de mon absence. Et tu vois, ce fut l'inverse. Tu es partie avant moi. Comme quoi, rien n'est fait dans le bon sens. Il n'y a pas de règles dans la vie et la mort.
Et puis commença les grosses épreuves de CCE. La suite vous la connaissez...

Maintenant, je voudrais pouvoir expliquer que la mort de JULIE a annihilé toutes mes angoisses.
Je n'ai plus peur de rien, ni de la maladie, ni de la mort, excepté de franchir le pas pour aller vers la lumière. Je ne suis surement pas encore prête. On me dit que je n'avance pas et pourtant, j'ai l'impression d'avoir accompli quelques pas, mais le chemin est si long. Ce labyrinthe dans lequel je suis plantée au centre, encore faut-il pouvoir ressortir. C'est l'image même de l'individu qui traverse une épreuve et qui doit sacrifier une partie de lui-même pour survivre. Celui qui réussi devient un initié, il entre dans une nouvelle vie. Le face à face avec la mort permet de faire appel à des ressources intérieures nouvelles, et parfois ce qui nous éclaire, ce qui nous apaise, ce qui nous permet d'évoluer, ou même nous soigne peut se trouver en conflit avec ce que la raison nous dicte que faire lorsque notre propre expérience intérieure ne cadre pas complètement avec ce que notre intellect nous dit être réel ?

Comment je fais pour vivre sans JULIE, alors que tout était tourné vers elle. Comment je fais pour survivre ?
Je me pose sans cesse cette question. Qui me tient en vie ? Alors que sans elle, je ne suis plus grand chose. Je suis amputée d'une partie de moi.

Suis-je anormale ? Soit je me mens, soit j'ai une telle carapace que j'arrive à passer ce drame sans trop de dégâts pour l'instant, je ne sais pas ! Ce visage de mensonges qui emprisonne une partie essentielle de moi-même, parce que je n'ai pas le courage de m'exprimer, de crier ma peine, de pleurer et surtout d'étaler ma douleur en public, alors je fais semblant. Je garde tout pour moi. Je pleure en silence. J'essuie discrètement une larme qui roule le long de ma joue. Jétouffe mes cris dans mon oreiller le soir ou la nuit quand l'insomnie me surprend après un cauchemar.

En tout cas, je voulais faire comprendre que nous nous « pourrissons » la vie par des peurs imaginaires et nous passons à côté de l'essentiel, vivre l'instant présent avec ceux que l'on aime.

Je regrette tellement de ne pas avoir suffisamment profité de ma belle Julie...et de lui avoir gâché sa courte vie avec toutes ces angoisses que je lui infligeais. Mais j'ai fait ce que j'ai pu. Je pense malgré tout l'avoir rendue heureuse.

*Petite Julie, 1re en bas à gauche, bien coincée.. 14 ans plus tard, la petite JULIE avait bien changé! Elle n'était plus coincée du tout...Sur cette photo de première année de maternelle, certains de ses amis sont encore près de nous, merci à eux.

A toi, belle JULIE.

PASCALE

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 15:27

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 15:38

MA JULIE,

MA JULIE,
Pourquoi ce silence, cette absence volontaire du blog.
Que dire de plus que ce qui a été dit durant ces deux années passées. Les mots, toujours les mêmes maux reviennent inlassablement. Pourquoi, incompréhension, douleur, souffrance, absence, irréversible, radicalité...que de mots inavoués également pour ne pas déranger, ne pas affoler. Cette solitude, ces larmes cachées, discrètes loin des regards pour ne pas m'entendre dire comme une litanie permanente : « tu n'avances pas, tu es mélancolique, tu te confortes dans ta souffrance... », alors que je ne cesse de bouger, de trouver un sens à ma vie, enfin être ce que je n'ai jamais été, une femme et plus une enfant. C'est un lourd combat, un tunnel noir comme l'hiver qui se profile, les fêtes, les décorations commençant à nous rappeler que noël approche et pour la troisième année consécutive, ma JULIE ne sera pas là, près de moi.

Le deuil est à la fois un et multiple. Tous les deuils se retrouvent dans de grandes étapes de déroulement, dans de grands mouvements internes et inconscient où s'exprime et s'effectue la séparation. Tous se vivent dans la souffrance, l'inhibition et la régression et comportent des risques. Multiples sont les risques car nous confondons ce temps relatif et ce temps affectif. Combien de fois ai-je dit : « mais ça fait deux ans, c'est long, je ne m'en sors pas... », alors que j'ai cette impression étrange que c'est hier ! Oui, l'affectif n'a pas de lien avec le temps. Ce temps relatif, ce temps qui n'existe plus rationnellement depuis le 5 mai 2007.
Chaque deuil est unique comme unique est la relation qui unissait et unit toujours Julie et moi dont l'une vient de mourir. Le deuil et l'acceptation du deuil sont étroitement liés à cette relation dont il est si délicat d'appréhender vraiment l'intimité mais dont les particularités vont imprimer les caractères de celui-ci. Le deuil n'est qu'un avatar, une transformation d'un lien qui existait bien avant lui, qui continue à travers lui sous d'autres modes et lui survivra encore de manière indélébile. Sa présence près de moi est si palpable, si fusionnelle qu'elle me permet d'exister à travers elle. Sa présence physique me manque terriblement. Ce lien affectif, psychique, physique demande un gros effort sur soi, une vigilance au quotidien pour ne pas tomber dans les affres de la mort.

En regardant les photos d'elle, il m'arrive de me poser cette question de savoir si elle a vraiment existé. Drôle d'impression, de sensation. Aucune vie n'est à jeter en bloc. Nous avons dans nos valises des chamailleries avec nos s½urs et frères, des échecs par manque de confiance en soi, peur de ne pas être capable d'être à la hauteur et des drames. Ces drames qui changent radicalement notre vision du monde, nous rapprochant de la réalité. Ce nouveau départ, cette nouvelle graine qui ne peut même pas croire qu'elle porte ce potentiel de devenir une fleur magnifique. Long est le voyage, rien ne peut-être garanti et, il est toujours plus rassurant de ne pas entreprendre ce voyage car le chemin est inconnu. Cette graine que nous sommes, en sécurité dans sa gangue dure essaiera de faire un effort, lâcher la sécurité de celle-ci pour commencer le combat, la bataille avec le sol, avec les pierres avec les rocs pour que sa tige si tendre commence à sortir de terre malgré les nombreux dangers. Pourtant la pousse se dirige vers l'inconnu, s'érige vers le ciel, vers le soleil, vers la source de lumière ne sachant où, ne sachant pourquoi. Lourde est la croix à porter, mais un rêve de sortir, de devenir une fleur, profiter de la lumière et de la vie l'encourage à avancer. C'est très imagé, mais le chemin de l'homme est identique. Il est ardu. Beaucoup de courage est nécessaire.

Lorsque nous sommes confrontés à une situation difficile nous avons le choix : soit nous restons prostrés dans notre douleur en nous disant que finalement rien ne changera, c'est la vie, soit nous pouvons faire face à ce défi et croître. La fleur nous montre la voie, sa passion pour la vie la mène des ténèbres à la lumière. Il ne sert à rien de se battre contre les défis de la vie, d'essayer de les éviter ou de les nier. Ils sont là et si la graine doit devenir une fleur nous devons traverser les épreuves. Il faut beaucoup de courage, de force pour devenir la fleur que nous sommes destinés à être.
Oui, il y a des drames, des tragédies intolérables, mais il y a aussi de belles choses, des rencontres magiques, des instants précieux de partage permettant à notre existence de la voir sous un éclairage flatteur en valorisant ces moments positifs. Retenir les bons moments revient à admettre qu'on a été capable d'en profiter. Et si l'on en a été capable une fois, c'est que ce bonheur peut se répéter. Les regrets n'apportent que des regrets et l'impression d'avoir fait les mauvais choix. S'attarder sur les souvenirs heureux, c'est se reconnaître une qualité essentielle, l'aptitude au bonheur.

J'ai cette faculté de descendre très bas et pouvoir remonter aussi vite. Comme si ma JULIE me disait « maman, ce n'est pas encore le moment de quitter ce monde, tant de belles choses t'attendent encore ». J'espère encore. Que faire de plus que d'espérer. Il ne me reste plus rien, alors je crois aux pensées positives, à cette loi d'attraction. Je demande tellement le bonheur de retrouver un sens à ma vie, que rien ne peut m'arrêter.
Elle est tellement en moi, si près de moi. Ses petits signes me le rappellent au quotidien. Quand je commence à sombrer, une petite voix me parle et elle me redonne le courage de continuer.
Merci ma belle. Je suis convaincue que tu es près de moi, c'est ce qui me tient en vie, mais tu me manques...

A toi, belle JULIE

PASCALE




# Posté le samedi 14 novembre 2009 09:06